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Les brèves 2002 d'AVIF :

9 decembre 2002: Christian BERTOT, Charles BARBANNES
Aux Membres du Bureau d'AVIF Aux Adhérents d'AVIF Maître Ravisy
OBJET : Election du nouveau Président Chers Adhérents et Collègues, Samedi 30 Novembre 2002, lors de notre Assemblée Générale à Paris, les Adhérents ont élu M. Charles BARBANES Président de l'A.VIF suite à ma démission. L'élection du nouveau Président, ex Inspecteur d' origine AXA, à la présidence d'AVIF symbolise l'évolution de notre Association qui est née à l'origine de la fraude au « plan social » du Réseau « S ». Depuis tous les salariés de tout échelon et de tout réseau sont concernés par cette stratégie de licenciement collectif. Aujourd'hui, Charles BARBANES a la responsabilité de présider AVIF pour fédérer et apporter l'aide de notre Association à tous les salariés du Groupe afin de faire reconnaître leurs droits devant les tribunaux. Il aura aussi pour mission de continuer à dénoncer la confusion d'image de notre ex employeur aux deux visages. Une face médiatique humaniste et citoyenne à travers différentes associations caritatives et l'autre face moins diffusée du patron méprisant ses salariés en les privant injustement de leur emploi . Je fais confiance à Charles BARBANES pour maintenir l'esprit et poursuivre le combat d'AVIF. Il représente aujourd'hui le changement dans la continuité. AVIFement votre, Christian Bertot Charles BARBANES

7 Décembre 2002: Charles BARBANNES
Aux Membres du Bureau d'AVIF Aux Adhérents d'AVIF Maître Ravisy
OBJET : Lettre du nouveau Président Chers Adhérents et Collègues, Samedi 30 Novembre 2002, lors de notre Assemblée Générale à Paris, vous m'avez élu Président de l'A.VIF, suite à la démission de Christian BERTOT. En raison du magnifique travail qu'il a accompli avec toute son équipe, j'ai souhaité qu'il reporte à une date ultérieure sa cessation de fonction de Président. Sa décision s'étant révélée irrévocable, et en l'absence de tout autre candidat, le déroulement des débats durant notre Assemblée Générale a conduit certains d'entre vous à proposer ma candidature. Après mûre réflexion, compte tenu des réactions spontanées que j'ai pu observer de la part des uns et des autres, j'ai accepté cette mission pour trois raisons : · la qualité de vos dossiers et des compétences de vos avocats respectifs, dont témoigne le nombre très important de décisions favorables, qui ont déjà été rendues dans les actions judiciaires que vous avez su mener jusqu'à leur conclusion définitive. · l'engagement de Me RAVISY au service de l'AVIF, par passion pour son métier et la défense d'une cause qui devient un véritable enjeu de société, en raison de la puissance financière d'AXA et de sa volonté de devenir la référence mondiale dans son métier. · le caractère inacceptable pour tout homme libre des actes, dont le Groupe AXA s'est rendu coupable envers chacun d'entre nous, rendant insupportable l'imposture, révélée depuis la mise en ouvre de la fusion AXA-UAP, des valeurs affichées par cette « entreprise citoyenne au - dessus de tout soupçon ». L'opposition radicale entre cette philosophie des ressources humaines, à laquelle tout homme honnête et soucieux des intérêts légitimes de son entreprise ne peut qu'adhérer, et la véritable fraude au plan social, sur laquelle tôt ou tard la Justice aura à se prononcer, constitue une escroquerie intellectuelle et morale, source de graves interrogations. Ainsi que le souligne Christian BERTOT dans sa lettre, ma nomination à la Présidence signifie donc que l'AVIF est aujourd'hui destinée à accueillir tous ceux qui sont concernés à des titres divers par cette pratique du « gouvernement d'entreprise » du Groupe AXA. << . Tous n'en mouraient pas, mais tous étaient touchés .>>. Parce que le « roi de la jungle » ne nous pardonnera aucune erreur, l'objectif principal de l'association pour l'année 2003 sera, avant tout autre objectif, la reconnaissance par les Tribunaux de cette fraude au plan social. Vous savez que la bataille sera rude ; mais parce que chacun d'entre vous a eu le courage de résister seul face au réel auquel il a été confronté, et qui a parfois dépassé les fictions les plus hallucinantes, je crois que la victoire du Droit est possible aussi bien pour l'AVIF que pour tous ceux d'entre vous, qui sont encore dans l'attente d'un règlement définitif de leur litige. Par quels moyens ? Ce sera l'objet d'une prochaine communication. AVIFement. Charles BARBANES A VIF


06 decembre 2002: la presse
Achetez le Parisien ou Aujourd'hui en France du 06.12.02, un reportage page 8.
Achetez aussi Usine Nouvelle de cette semaine.
Merci beaucoup à cet intervenant de parler aussi simplement de ce qu'il a subi.
Nous avons appris également que France 2, dans l'émission télématin, à 7h00, suite à la modification de la loi contre le harcèlement moral a illustré son reportage en parlant de nos cas en se servant des rushs du précédent reportage.

02 decembre 2002:Assemblée Générale
Maturité, organisation, justesse...ce sont les 3 mots qui ressortent de l'Assemblée Générale Ordinaire et Extraordinaire. Bonjour à vous tous et toutes, Certes, tout n'est pas parfait mais un immense chemin a été réalisé grâce aussi à vous.
Je vous remercie de votre engagement et je compte sur votre sincèrité et votre ligne de conduite afin de * conserver l'esprit A VIF,
* respecter le travail réalisé,
* oeuvrer pour un avenir meilleur,
* ne plus raisonner personnel mais collectif.

20 novembre 2002: Reponses pour l'assemblee générale AVIF
Dans un souci de logistique, nous vous remercions de nous faire savoir soit : => par mail, ==> par retour de courrier, ===> par télécopie, ====> par message téléphonique... si vous serez présents à l'assemblée générale Ordinaire et Extraordinaire du samedi 30.11.02. Rappelons que votre présence est requise et que votre époux ou épouse peut venir. Dans le cas contraire, nous vous remercions de nous retourner obligatoirement le pouvoir joint à votre convocation, une fois complété soit : => par télécopie, ==> par retour de courrier.

15 novembre 2002: Président de l'association A VIF, Christian BERTOT
Chers adhérents et Collègues, Lors de la création de notre association AVIF à Valence fin 2000, je me suis retrouvé désigné par la majorité des participants nonime président d'AVIF malgré moi. Devant l'insistance de mes collègues qui me faisaient l'honneur et la confiance de me désigner à ce poste je me suis engagé à assumer cette présidence d'AVIF pour un an. Nous arrivons au terme de la deuxième année aussi je pense qu'il est temps de passer le relais à un nouveau président pour continuer l'action d'AVIF contre le plan social déguisé d'AXA. Le samedi 30 Novembre 2002 se tiendra à PARIS notre Assemblée Générale afin de vous informer des dernières actions et travaux de notre association ainsi que le renouvellement du Bureau. Je tiens à remercier tous les membres du Bureau pour leur collaboration durant ces deux années et en particulier notre Secrétaire Général pour son implication totale à notre combat ainsi que notre responsable du site informatique d'AVIF sans oublier tous les adhérents qui nous ont encouragés par leur soutien et leur confiance. AVIFement votre, Christian BERTOT
Note d'AVIF:Monsieur Christian BERTOT a su faire d'A VIF, une association ouverte, responsable et crédible. Sa clairvoyance nous a permis d'éviter les embuches nombreuses, tendues dès sa création. A VIF est aujourd'hui reconnue. N'oublions pas que bon nombre d'entre nous sont arrivés aux prud'hommes ou en appel et de s'entendre dire par un des juges : "Le problème AXA, nous connaissons". Ceci est une première reussite de l'AVIF. Nous avons tous bénéficié de cette action commune et médiatique, et même si l'individualisme est roi ou le serait encore, nous pouvons lui dire tout simplement merci, sans oublier bien-sûr les autres membres du bureau et certains d'entre vous qui se sont rendus actifs pour ce collectif, auquel, je l'espère, nous croyons tous. Oeuvrons TOUS ensemble..

08 novembre 2002: l'Assemblée Générale Ordinaire et Extraordinaire de l'A VIF
Samedi 30 novembre de 9h00 à 16h30 aura lieu l'Assemblée Générale et L'Assemblée Extraordinaire des adhérents de l'association A VIF. Situation de la salle Comme l'année précédente, Restaurant LE FAUX FILET Adresse : 43, rue d'AMSTERDAM ( proche de la gare SAINT-LAZARE ) 75 008 PARIS Téléphone : 01 42 82 08 00 Accès par la route : Périphérique sortie Porte de SAINT-OUEN, puis prendre direction Gare SAINT-LAZARE par l'avenue de SAINT-OUEN, puis l'avenue de CLICHY et la rue d'Amsterdam. Possibilité de parking : Parking de la gare SAINT-LAZARE situé rue de LONDRES à 200m du restaurant. Accès par le métro , au choix: · Station LIEGE ligne 13 du métro direction ASNIERES - ST DENIS · Station SAINT-LAZARE sur la ligne 3 direction PONT DE LEVALLOIS ou sur la ligne 12 PORTE DE LA CHAPELLE ou ligne 13 · A proximité RER EOLE SAINT-LAZARE et AUBER IMPORTANT : N'auront accès à la réunion que les membres de l'association et leurs époux ou épouses. L'identité de chacun sera vérifié dès l'accueil. L'accueil se fera à partir de 8h45. Merci de venir avant 9h00, si possible afin de pouvoir commencer le plus tôt possible. Début de la réunion Dès 9h00. Une participation de 31euros, comme l'année dernière, est demandée par personne. Ce montant comprend le repas du midi, et location de la salle. Elle sera demandée dès votre arrivée. Vous pouvez, si vous le souhaitez, nous la faire parvenir dès aujourd'hui. RAPPEL : Compte tenu de l'importance de cette ASSEMBLEE, Votre présence est requise.

08 novembre 2002: Concernant le Réseau BS
Création d'un syndicat pour les agents mandataires. La CAMI ( Confédération des Agents Mandataires Indépendants ) a été crée récemment. La CAMI se veut apolitique. Le but est simple : avoir une représentativité des agents mandataires au sein de la société. Il est vrai qu'à ce jour, rien n'existait. Aussi, nous vous remercions de faire passer le message le plus rapidement possible auprès de ceux que vous connaissez afin qu'ils prennent contact avec le Président monsieur Jean-Paul BRUNON au 0477216636 Adresse : CAMI - Route des GORGES - 42240 ST PAUL EN CORMILLON

08 novembre 2002: Un agent principal du réseau BS a confirmé en appel son 1er jugement

et a gagné l'équivalent de 4 années de salaire !!! Pas de pourvoi en cours..Bravo ! Nous avons également pris connaissance d'un jugement prud'homal gagné d'une administrative, sans appel !

08 novembre 2002: Le contrat Protection-Santé.
Beaucoup d'entre-vous possède ce contrat et se trouve avoir des soucis de règlement ou autre. Pour toute contre-expertise médical, vous pouvez contacter ce Docteur expert auprès de la Cour d'Appel : DR PARANT-SICET 16, Cour de la SOMME 33800 BORDEAUX Tel : 0556947232 Merci de nous tenir informé.

08 novembre 2002: Inspecteur du travail
Pour le personnel encore en place du Réseau S, vous pouvez contacter, madame Jeanne BRUNE, Inspectrice du travail, qui se propose de vous aider, jusqu'à la fin de l'année, soit avant la restructuration. Coordonnées : Madame Jeanne BRUNE, Inspectrice du travail Section 19 13, rue de LENS 92022 NANTERRE CEDEX TEL : 0147864233

08 novembre 2002:Un article de l'Express
Travail : le harcèlement moral L'Express du 24/10/2002 Voyage chez les placardisés par Arnaud Bouillin Privés de téléphone, de rendez-vous, de réunions... certains cadres se voient retirer du jour au lendemain toute fonction dans leur propre entreprise. Une mise en quarantaine contre laquelle nul n'est protégé et dont il est difficile de se relever. Exemple Un bureau dans le hall de l'immeuble, ouvert à tous les vents. Pas de téléphone ni d'ordinateur. Des collègues qui l'ignorent. Des fournisseurs qui la snobent. «Professionnellement, je n'existais plus», se souvient Sylvie *, la quarantaine avenante. Directrice de la communication dans une grosse PME parisienne, cette cadre sup a souffert pendant deux ans d'un mal tabou dans le monde du travail: la mise au placard. Son tort? Avoir eu raison. Contre son patron. «C'est un autodidacte qui vendait des produits bon marché. Le succès l'a rendu mégalo. Il a cru que, pour faire du haut de gamme, il lui suffisait de mettre sa photo sur les emballages et de doubler ses prix... Je lui ai dit que c'était une erreur stratégique, qu'il risquait de perdre ses clients fidèles sans en gagner de nouveaux. Ça n'a pas loupé. Et c'est moi qu'il a traitée d'incompétente.» Insultée en réunion, dessaisie de ses dossiers, harcelée de lettres en recommandé - toujours postées en fin de semaine pour lui gâcher le week-end - Sylvie accuse le coup. Dix-huit ans de boîte pour en arriver là. Très vite, sa santé se dégrade. Elle se remet à fumer, maigrit de 10 kilos, tombe deux fois en syncope sur son lieu de travail. Licenciée en septembre 2000 pour une faute imaginaire, elle obtiendra réparation devant les prud'hommes. Prix du calvaire: 60 000 ?.«Les placards ne sont pas forcément dorés et n'abritent pas que des éclopés» Salariés sans travail dans une société qui porte celui-ci aux nues, les placardisés restent aujourd'hui une énigme. Combien sont-ils? Où se terrent-ils? Ils n'apparaissent nulle part: ni dans les statistiques de l'administration ni dans le bilan social des entreprises. Un chiffre, un seul, beaucoup plus global, figure dans une enquête récente menée par l'université Bordeaux II auprès de 1 000 salariés à la demande de la direction régionale du travail d'Aquitaine. Dans cette étude, 23% des sondés disent connaître des personnes souffrant d'une forme de violence au travail. Le placard en est-il une? Pas dans l'imaginaire collectif. Quand on pense placardisé, on songe, au mieux, à de sacrés veinards qui se tournent les pouces quand les autres triment. Au pire, à de pauvres bougres, minés par la maladie, qui attendent gentiment la retraite. «Contrairement à ces deux idées reçues, les placards ne sont pas forcément dorés et n'abritent pas que des éclopés», affirme pourtant Dominique Lhuilier, maître de conférences en psychologie sociale à Paris VII. Cette universitaire, spécialiste de l'univers carcéral, a interrogé l'an dernier une centaine de salariés (cadres, employés, ouvriers ou agents administratifs) mis à l'écart par leur hiérarchie. De ces entretiens elle a tiré un livre, Placardisés, des exclus dans l'entreprise (Seuil) et une conviction: personne n'est à l'abri. La faute à qui? Aux fusions d'entreprises, qui créent fatalement des doublons dans le nouvel organigramme. Au jeunisme ambiant, qui stigmatise les plus de 45 ans. A la course au profit, «plus gourmande en efficacité et plus anorexique en main-d'ouvre». A la montée de la violence, aussi, dans les rapports sociaux. Bref, à tout ce qui fait aujourd'hui les gros titres.Sur le plan strictement financier, le placard relève de l'hérésie. Pourquoi diable payer quelqu'un à ne rien faire alors qu'on rogne dans le même temps sur la moindre dépense? «C'est la première question que se posent les salariés concernés, remarque François Decreus, président du cabinet Homme & mobilité, spécialisé dans la gestion de carrière. Faute de réponse rationnelle, ils se disent que tout va s'arranger, que leur mise à l'écart n'est que provisoire.» Erreur. Le placard ne s'ouvre jamais par hasard. Outil de gestion, il satisfait les intérêts à court terme de l'entreprise. Instrument de torture, il sert les pulsions malsaines des petits chefs.«Dans les grandes maisons, on garde toujours les vieux serviteurs. C'est la même chose dans la fonction publique ou dans les entreprises "communautaires", qui offrent à leurs salariés fidèles la sécurité de l'emploi: les compagnies d'assurances, les constructeurs automobiles, certains quotidiens régionaux.», explique Bernard Galambaud, professeur de ressources humaines à l'ESCP-EAP. Le placard relève ici d'un mode de management presque «humanitaire». Plutôt que de virer les «surnuméraires», on préfère les stocker: c'est toujours mieux que le chômage, croit-on.«On m'a parquée dans un local à vélos» Cadre chez EDF, Xavier *, 36 ans, a connu récemment les travers de cette «gestion par l'oubli». En juin dernier, la direction commerciale, où il travaille, subit une lourde restructuration. Une trentaine de salariés se retrouvent sur le carreau. L'état-major parle de «redéploiement» pour cause d' «effectif étoffé». Xavier, lui, se sent surtout «étouffé»: «On a supprimé mon poste, sans un mot d'explication, et, au fil des semaines, on m'a donné de moins en moins de boulot. Puis plus de boulot du tout. Je savais qu'on me recaserait: le chômage interne est une vieille tradition ici. Il y a même une ANPE maison chargée de reclasser les "étoffés". Mais l'attente est vite devenue insupportable. Elle a duré un an.»Variante du placard EDF, le système de l'intercontrat permet actuellement aux sociétés de service et d'ingénierie informatique (SSII) de garder au chaud les juniors sans missions. En attendant la reprise. Qui, hélas! tarde à venir. «Les plus malchanceux croupissent depuis neuf mois au siège, confie ce consultant d'une SSII renommée. Ils font de la présence, suivent vaguement quelques formations. On refuse de les virer parce qu'on les a embauchés à prix d'or il y a trois ans.» Une pratique qui n'étonne guère Jean-François Lansard, consultant en ressources humaines chez CXP: «Les SSII savent recruter. Pas gérer les compétences.»Plus rarement, le placard peut aussi résulter d'un conflit personnel entre l'employeur et le salarié. C'est le placard mitard, le cul-de-basse-fosse où l'on jette les fortes têtes, les nuisibles, ceux qui osent bousculer l'ordre établi. «Les grandes banques en regorgent, estime Me Rachel Saada, avocate en droit du travail, et on y trouve souvent les mêmes pensionnaires: des femmes, issues d'un milieu modeste, entrées comme sténodactylos à 16 ans et passées cadres à 40 grâce aux cours du soir. A ce niveau de responsabilités, elles découvrent que les jeunes diplômés, fraîchement embauchés, sont beaucoup mieux payés qu'elles. Forcément, ça les énerve. Elles commencent à râler, à demander des comptes. Et la direction, qui n'a que faire de ces "enquiquineuses", les met au trou.»Un trou dont Marie-Ange Parère, 45 ans, vient juste de sortir. Le sien était situé au groupement ouest des sapeurs-pompiers de l'Hérault, un bâtiment administratif où cette commandante échoua après neuf ans passés à diriger une caserne de 120 hommes. «J'ai été expulsée de mon logement de fonction sous une pluie d'injures. Puis on m'a parquée dans un ancien local à vélos, avec des barreaux aux fenêtres, et, pour tout mobilier, un bureau sans tiroirs. Les pompiers de la caserne avaient même interdiction de me rendre visite.» Dans ce cagibi réaménagé par ses soins - une cafetière, de jolis cadres, quelques rideaux, une lampe halogène - Marie-Ange s'acquittait de sa «lourde» mission: rédiger le règlement intérieur du corps départemental des pompiers... Le reste du temps, elle allait à la poste retirer les courriers incendiaires que lui adressaient ses supérieurs. «Un par jour! Le bureau de poste est loin, ça me faisait une balade.» Le 19 juin dernier, après trois ans de guérilla judiciaire, le tribunal administratif de Montpellier a demandé sa réintégration immédiate. «Un dossier de la honte», dixit le commissaire du gouvernement.«Il y a eu erreur sur la marchandise»,m'a dit le boss Privé de travail mais astreint aux horaires de bureau, le placardisé tourne vite en rond. Il lit le journal, joue aux cartes, appelle son plombier, paie ses factures... L'essentiel est de tuer le temps. Cadre supérieur au Crédit lyonnais, où il dirigea l'audit des services du groupe avant d'être rétrogradé comme chargé de mission à la direction des achats, Denis Lion, 56 ans, s'est lancé dans l'aide juridique. «Plusieurs fois par mois, j'assure une permanence dans une union locale CGT, explique-t-il. J'y ai pris goût et j'ai décidé de me présenter aux élections prud'homales en décembre prochain.» D'autres, comme Sophie Manégrier, décident carrément de changer de voie et de vie. Chef de produit marketing dans une société américaine de services informatiques, cette surdiplômée - ingénieur, MBA à HEC - a connu les riches heures de la nouvelle économie: bureaux clinquants, horaires déments, séminaires «hauts potentiels»... «Je bossais comme une dingue: stimulant et épuisant. Au bout de deux ans, j'ai ressenti le besoin de souffler. Pour construire enfin mon couple.» Mère célibataire, Sophie décide, à 35 ans, de faire sa vie avec un homme, rencontré dans sa boîte. Elle emménage avec lui, arrive un peu plus tard au bureau, part un peu plus tôt. «Mon boss n'a pas supporté que je ne me donne plus corps et âme à l'entreprise. Lors de mon entretien de fin d'année, il m'a lancé cette phrase terrible: "Il y a eu erreur sur la marchandise." Comme s'il avait acheté une machine, pas une femme.»Des six mois de placard qui s'ensuivront, conclus par un départ négocié, Sophie tire une leçon positive: «J'ai fait le point sur mes attentes, mes envies. Et j'ai décidé de réorienter ma carrière.» DESS de psychosociologie et formations au coaching en poche, l'ex-marketeuse se lance aujourd'hui comme consultante et coach, «pour travailler enfin sur ce qui [la] passionne: l'humain».Simple passe-temps ou vraie reconversion, les occupations des placardisés n'ont souvent que peu de rapports avec leurs fonctions antérieures. Un deuil symbolique qui, d'après Dominique Lhuilier, permet à chacun de «se relancer dans la vie». Car la vie, la vraie, est ailleurs, hors de cette prison mentale que constitue l'inactivité forcée. Haut fonctionnaire au ministère de la Ville, Jacques *, 54 ans, a tenté pendant plusieurs mois de se rendre utile auprès de ceux qui l'avaient exclu. Il s'est saisi de quelques dossiers, sans l'aval de ses supérieurs, et leur a présenté ses conclusions. En vain. «La hiérarchie ne peut pas se déjuger: si elle vous met au placard, c'est qu'à ses yeux vous êtes mauvais. Pour toujours. Et, même si vous prouvez le contraire en bossant dans votre coin, il y aura toujours quelqu'un pour vous savonner la planche parce que vous empiétez sur sa sphère de compétence.»«Des explications? J'aurais mieux fait de me taire» Coupé de sa direction, le placardisé ne peut guère compter non plus sur le soutien de ses collègues. «Ils craignent souvent que la défaveur du Prince ne soit contagieuse. Du coup, ils se tiennent à distance», souligne Bernard Galambaud. Quand ils osent s'approcher du paria, la discussion tourne souvent au dialogue de sourds. Jean-Yves Creusot, 37 ans, en sait quelque chose. «Mes copains de bureau ne comprenaient pas mes angoisses. Ils me répétaient: "De quoi te plains-tu? Tu n'as pas de boulot et tu es payé quand même: c'est le bonheur!" Chef de projet dans la filiale d'un grand groupe d'électronique, cet informaticien devait chapeauter, courant 1999, l'installation d'un nouveau logiciel de gestion. L'équipe était prête, le planning arrêté. Mais, comme sour Anne, Jean-Yves ne vit rien venir. Victime d'une guerre larvée entre son supérieur et la direction du groupe, il ne reçut jamais le feu vert.«Au bout de six mois, j'ai demandé des explications en haut lieu. J'aurais mieux fait de me taire: on m'a tout de suite retiré le projet et flanqué dans un bureau vide.» Après deux ans de ce régime sec, Jean-Yves a pu négocier son départ et s'est mis à son compte comme consultant dans ses Vosges natales. Le malentendu avec ses ex-collègues ne s'est pas dissipé pour autant: «Ils me voient toujours comme "le gars chanceux qui a quitté la boîte" parce qu'ils rêvent tous de le faire. Ils oublient juste que j'ai sauté le pas contraint et forcé. Après trois mois sous Prozac.»Responsable de la consultation «souffrance et travail» à la Fédération nationale des accidentés et handicapés du travail, le Dr Marie Pascual connaît bien les effets néfastes sur la santé d'un long passage au placard: «La non-reconnaissance du travail, la dévalorisation systématique, le persiflage des collègues entraînent chez le salarié une vraie souffrance psychique, qui se manifeste sous différentes formes: insomnies, anxiété, troubles du comportement, dépression, voire tentatives de suicide.» «Au placard, on se ramollit de partout, mentalement et physiquement», résume à sa façon Xavier. Pour échapper à cette mort lente, une seule issue: faire valoir ses droits.La mise au placard constitue à l'évidence un abus de pouvoir de la part de l'employeur. «Il a l'obligation de fournir du travail à ses salariés: c'est la contrepartie de son pouvoir disciplinaire, rappelle l'avocate Isabelle Boukhris. Et, pour qu'ils accomplissent ce travail, il doit leur donner les moyens matériels nécessaires.» Faute de quoi, le «placardiseur» peut se retrouver devant les prud'hommes pour exécution fautive du contrat de travail ou devant le juge administratif pour détournement de pouvoir. D'après la loi du 17 janvier 2002, le placard s'apparente également à une forme de harcèlement moral. «Il altère la santé mentale du salarié, entraîne une dégradation de ses conditions de travail et compromet son avenir professionnel: les trois critères du harcèlement sont réunis», note Marie-Christine Soula, médecin inspecteur du travail à la direction régionale du travail d'Ile-de-France. Pour ce délit, l'employeur risque ici la correctionnelle, avec pour peines maximales un an de prison et 15 000 ? d'amende.Si l'arsenal juridique penche en faveur de la victime, la lenteur des procédures - deux ans en moyenne aux prud'hommes, quatre au tribunal administratif - joue contre elle. Et le marathon, hélas! se termine toujours au sprint. «J'ai rarement plus de vingt minutes pour plaider le dossier d'un salarié», regrette Me Saada. D'où ce conseil de Philippe Ravisy, avocat et auteur d'un ouvrage de référence sur le sujet, Le Harcèlement moral au travail (éd. Delmas): «Evitez autant que possible le conflit!»La meilleure issue reste le départ négocié ou «protocole transactionnel». «C'est la voie la plus rapide et la plus propre pour les deux parties: on achète le silence de l'autre», estime Jean-Paul Bouchet, secrétaire général adjoint de la CFDT cadres. Pour inciter l'employeur à transiger, mieux vaut chercher des appuis. La direction des ressources humaines? «Si elle pouvait intervenir pour mettre fin au placard, elle l'aurait vraisemblablement déjà fait. Si elle ne fait rien, c'est qu'elle a des ordres», résume Bernard Galambaud. La médecine du travail, les délégués du personnel ou le comité d'hygiène et de sécurité sont de meilleurs alliés.Conservez précieusement tous les documents - notes, courriers, e-mails - que vous leur adressez. «Dans ce genre de dossier, il faut du papier», insiste Me Ravisy. L'inspection du travail constitue aussi un soutien de poids. C'est elle qui a sommé la direction du Crédit lyonnais d'offrir à Denis Lion «des conditions de travail compatibles avec la dignité humaine», sous peine «de faire l'objet d'un signalement au procureur de la République». L'avertissement, daté de janvier 2001, est pratiquement resté lettre morte. Mais il figure en bonne place dans le dossier pour harcèlement moral que Denis Lion présentera aux prud'hommes de Paris le 13 novembre prochain. «Quand le placard devient un outil de management, conclut-il, le fait d'assumer publiquement cette souffrance est une thérapie vitale.» Pour recouvrer l'estime de soi. Et changer le regard des autres. * Les prénoms ont été modifiés.


20 octobre 2002: attention VIRUS internet!
On peut entrer dans votre système à votre insu, sans que vous le voyez ni le sachiez. La sécurité de votre système commence par là et elle est souvent oubliée. Faîtes vous aider afin de ne pas faire d'actes irrémédiables pouvant porter préjudice à votre installation. Nous sommes ici pour vous donner des conseils mais pas pour vous causer des ennuis. Nous déclinons bien-sûr toute responsabilité suite à vos manipulations, le but étant de vous informer. Aussi faîtes vous aider. Prenez maintenant un peu de temps pour la suite. Un site pour vous en dire plus..Protégez-vous ! A voir d'urgence. http://websec.arcady.fr/ Puis téléchargez AD AWARE, un gratuiciel en français à l'adresse suivante : http://telecharger.01net.com/cgibin/Total.plsearchstring=ad+aware&system =windows
Ce logiciel fera ressortir de votre système tout « espiologiciel » puis les supprimera. Vous risquez d'avoir des surprises. Testez ensuite votre sécurité afin de savoir s'il on peut entrer dans votre système à votre insu, pour cela : Allez à l'adresse suivante « Shields up », il est en anglais :
https://grc.com/x/ne.dll?bh0bkyd2
Puis cliquez sur « Test my SHIELDS » en rouge. Il vous donne votre adresse IP, adresse de connexion. Puis cliquez sur « Probe my ports » en rouge. Il teste vos ports de connexion sur internet. ð Si le test est VERT = STEALTH, bravo, il ne vous voit pas, on ne peut donc pas pénétrer sur votre système ; ð Si le test est BLEU=Closed, peut mieux faire, vos ports sont fermés, mais il vous voit ; ð Si le test est ROUGE=Open, gare à vous !!! Votre système peut être attaqué à tout moment et à votre insu, par un « Cheval de troie » ou « trojan ». Pour vous protéger efficacement, vous trouvez en téléchargement des logiciels ce nommant des pares-feu ou firewall. Retournez sur le site : http://websec.arcady.fr/ Puis allez à la page « Protégez-vous contre les hackers (pirates) ». Vous trouverez sur cette page plusieurs firewalls ou pares-feu non seulement gratuits, en français et quelques fois avec des didacticiels. Vous n'avez plus qu'à faire votre choix. Une fois installé, paramétré, testez à nouveau votre sécurité et votre pare-feu et retournez sur:
https://grc.com/x/ne.dll?bh0bkyd2
Et pour finir, n'oubliez pas un bon nettoyage de votre système. * Cliquez sur DEMARRER => puis PROGRAMMES => puis EXPLORATEUR DE WINDOWS * Cliquez sur C ( votre disque dur principal sur lequel le répertoire WINDOWS est en général installé par défaut ), l'arborescence de votre disque dur apparaît. * Cliquez sur le répertoire WINDOWS Sur ce répertoire vous devez avoir 4 sous-dossiers nommés, le but étant de ne pas les supprimer, mais de supprimer ce qu'ils contiennent, · COOKIES: quand vous naviguez sur internet, il se peut que chacun des sites visités exporte sur votre système un petit programme, qui n'a qu'un but, connaître les autres sites sur lequel vous allez. Supprimez les tous sauf INDEX.DAT · HISTORIQUE ou HISTORY, vous trouverez dans ce sous-dossier un rappel de tout les sites visités. Vous pouvez supprimer ce que ce sous-dossier contient. · TEMP, contient tout les répertoires temporaires lors d'une navigation ou d'une installation d'un programmes. Vous pouvez supprimer ce qu'il contient. · TEMPORARY INTERNET FILES, tous les sites internet visités contiennent des images, des tableaux, des pages html.....Par défaut, votre navigateur les téléchargent. Vous pouvez supprimer ce qu'il contient et ce sous dossier peut être très important en fonction des navigations effectués, surtout s'il n'a pas été nettoyé depuis longtemps. Et maintenant, videz votre corbeille.... N'oubliez pas, au moins une fois par mois de renouveler cette opération, de vider votre corbeille, de faire un « SCANDISK » et un « DEFRAG ». Rappel contre les virus
Certains d'entre-vous ont reçu un message d'avif@orange.fr. ===> NE PAS OUVRIR CE MESSAGE AINSI QUE LA PIECE JOINTE <=== 1. a vif n'a pas de messagerie orange.fr, ni autre que celle que vous connaissez : webmaster AVIF n'envoie plus de pièce jointe depuis longtemps et transmet directement sur le site les pièces que vous pourrez lire sans souci. AUSSI, supprimez tout message: => ne provenant pas de webmaster AVIF ==> et comportant une pièce jointe !!!
Si vous l'avez ouvert sans télécharger la pièce jointe. Pas de souci, seule la pièce jointe peut, en la téléchargeant, poser un virus sur votre système. Si vous l'avez téléchargé: 1. Si vous avez un anti-virus: mettez-le à jour et analyser votre ou vos disques durs. 2. Si vous n'avez pas d'anti-virus, il est grand temps d'en installer un. Vous pouvez gratuitement en installer un sur le lien suivant, en faisant un copier-coller dans « adresse »: http://telecharger.01net.com/windows/Utilitaire/antivirus/
Certains sont en version française ou anglaise ( suivant le drapeau ) de: · démonstration soit utilisation limitée 30 jours, · shareware que vous pouvez utiliser tel quel mais que vous pouvez acheter, · gratuit, comme son nom l'indique. Téléchargez-le, installez-le, faîtes la mise à jour et scannez votre ou vos disques durs. Il l'éliminera ou l'isolera. Et n'oubliez pas de le mettre à jour.... Pour toute information, contactez-nous. Une dernière info, les possesseurs d'adresses sur minitel n'ont pas à faire de manipulation, le minitel étant protégé.

30 septembre 2002: des grandes nouvelles
--3 appels gagnés très récemment, dont 2 alors que les jugements prud'homaux avaient été débouté,
--achetez MANAGEMENT de 10.02, un inspecteur parle page 95.
-- A lire également dans le même mensuel un article sur « Votre entreprise magouille ? Ce que vous risquez et comment réagir ? » ·
-- L'Est Républicain a encore récemment réalisé un article sur un de nos membres. ·
-- Nous avons désormais un « trésor de guerre », près de 250 jugements !!! Une statistique toute simple, près de 180 sont gagnés par les salariés.
-- Le mensuel « INFO CE » de 10.02 a salué notre site en indiquant, dans la rubrique « se documenter »: avif.pyxel.info : site de l'association A VIF, fondée par d'anciens salariés de l'UAP qui ont déposé 800 dossiers aux prud'hommes pour licenciements abusifs, démissions forcées et harcèlement moral après la fusion avec AXA. Le site donne des conseils fort utiles sur la procédure.
-- Près de 3450 visites sur notre site !!!. Bravo à notre webmaster pour le travail non seulement accompli mais qu'il poursuit encore en chargeant les dernières nouveautés. A ce propos, les nouveautés sont désormais directement envoyées sur le site. Il serait intéressant de créer une cellule ou un forum concernant les méandres du « protection santé. Vous êtes plusieurs concernés, afin de faire passer vos différentes expériences. Faîtes nous passer vos messages.
--Trouvé sur le site de la CFTC. Merci de le répercuter à vos avocats. Le salarié dont le licenciement est dépourvu de cause réelle et sérieuse a bien sûr droit à des dommages-intérêts prévus à cet effet. Mais, il peut également prétendre à des dommages-intérêts distincts en cas de comportement fautif de l e m p l o y e u r, compte tenu des circonstances de la rupture. Il en est ainsi lorsque le licenciement a été prononcé dans des conditions vexatoires. Il existe bien dans ce cas un préjudice distinct de la perte demploi (Cass. soc. 27 n o v. 2001). Ces dommages-intérêts liés aux circonstances de la rupture trouvent leur fondement dans larticle 1382 du Code civil.

05 septembre 2002: Greve de la faim de Dominique Faure contre axa
Un article de la Voix du Nord: / Armentières / Page 1 / Article 5 Grève de la faim Axa assigne Dominique Faure en référé Un médiateur pour l'assureur ? Le conflit, opposant Dominique Faure à sa maison mère Axa, devrait connaître de nouveaux développements mardi au tribunal des référés. Le bouillonnant agent d'assurances lillois, en grève de la faim depuis la fin juin, est destinataire d'une assignation par laquelle Axa demande le retrait des affiches placardées sur ses vitrines (« Axa m'a tué ») et la nomination d'un médiateur. Le dossier tombera le 10 septembre, au TGI de Lille. Axa compte sur cette action pour renouer les fils du dialogue. Malgré plusieurs tentatives de rapprochement cet été, il n'a pas été possible de progresser. Sur ce point là, au moins, les deux parties semblent d'accord. Mais pour le reste, c'est un constat d'échec. M. Faure soutient qu'Axa a voulu le « couler » et réclame des « indemnités ». La société s'étonne de ces accusations et parle d'un problème humain. Axa attend du médiateur qu'il parvienne à un rapide compromis, l'état de santé de M. Faure allant en s'aggravant. Notons enfin l'intervention d'Alain Bienvenu qui a annoncé la création d'un comité de soutien. L'ancien conseiller municipal RPF de Lille souligne : « M. Faure m'a apporté, en son temps, l'aide nécessaire à certains combats que j'ai menés en tant qu'élu local ». A. D. Comité de soutien 4 rue d'Isly, 59 000 Lille.

01septembre 2002: LIBERATION/france telecom
Par Catherine MAUSSION France Télécom et ses irréductibles La loi Quilès de 1990 a transformé l'opérateur en exploitant autonome de droit public et les agents se sont vu proposer un nouveau statut. L'opérateur a révoqué trois de ses agents arc-boutés sur leur statut de fonction-naire. Ils sont trois irréductibles. Jean-Pierre Blouch, 42 ans, dont vingt et un ans de service chez France Télécom, Jean-Claude Bolmin, 51 ans et trente et un ans de «maison», et Michel Calmettes, 45 ans, dont vingt-six ans chez l'opérateur, ont été révoqués par leur employeur, mis à la porte, la semaine dernière, au terme d'un conseil de discipline qu'ils qualifient de «procès à la Staline». Motif invoqué : «Grave manquement à l'obligation de réserve des fonctionnaires», assorti de divers reproches, comme la «désobéis- sance hiérarchique» ou le «refus de se soumettre aux règles de gestion de l'entreprise». C'est la première fois que des agents sont «licenciés» pour ces motifs, soulignent les syndicats Sud-PTT et CGT. Habituellement, les révocations, rares au demeurant, sont fondées sur des fautes graves. Rien de tel dans ces dossiers. Les intéressés n'ont pas souhaité être défendus par les syndicats de l'entreprise. Ces derniers ont néanmoins vivement réagi. «C'est une atteinte grave à la liberté d'expression», s'indigne la CGT. La dernière fois qu'une révocation s'est produite pour ce motif, raconte Thierry Franchi, «c'était en 1952, quand le secrétaire général de la CGT-PTT de l'époque et son adjoint s'étaient rendus en RDA, une destination alors interdite». C'est dire si la sanction tombée la semaine dernière est exceptionnelle. Dans la commune des Lilas, en Seine-Saint-Denis, à quelques centaines de mètres du périphérique parisien, au domicile de l'un d'entre eux, les trois révoqués s'expliquent volontiers. Leurs familles sont parties en vacances. Eux ne connaissent pas de trêve. Ils racontent avec force détails leurs années de galère. Ils se posent aussi en porte-parole des quelque 7 000 agents (sur 130 000) qui ont refusé l'évolution de leur statut. Forceps. Lorsque la loi Quilès, au début des années 90, a transformé France Télécom en exploitant autonome de droit public, les agents se sont vu proposer un nouveau régime. Les trois irréductibles, comme une foule de leurs collègues à l'époque, n'en ont pas voulu. Alors que, progressivement, et «à la suite du forcing de France Télécom», bon nombre acceptaient d'évoluer, eux tiennent mordicus à leur statut : «Nous avons fait le choix de rester fonctionnaires d'Etat et nous voulons être gérés en tant que tels», dit Jean-Pierre. S'en est suivie une guérilla quotidienne avec leur employeur dont le point d'orgue a été la révocation. Depuis 1996, date de l'ouverture du capital de France Télécom, tout est motif à querelle juridique. Exemple : les mutations de poste. «France Télécom veut gérer tous les changements de poste sur la base du volontariat. Sauf que dans la fonction publique, le volontariat, cela n'existe pas. Nous, on veut être traités comme les agents des Finances ou de l'Education nationale : il faut que les postes vacants soient affichés, que les gens postulent, avant d'être classés par priorité... Et s'il y a mutation, il faut qu'il y ait passage devant une commission administrative paritaire.» Mais l'instance n'existe plus... Au lieu de cela, l'opérateur, très fier d'avoir fait changer de métier à plus d'un salarié sur deux, organise des «bourses d'emplois». Jean-Pierre poursuit : «Ils louent l'Holiday Inn, place de la République à Paris. Insistent lourdement auprès des salariés pour qu'ils s'inscrivent. Et les obligent à faire le tour des "stands", tenus par des cadres de France Télécom, pour vendre leurs compétences. Ce sont des entretiens d'embauche, ni plus ni moins.» Michel ajoute : «J'ai été harcelé par mon chef. Il m'a dit : je t'ai inscrit ; il faut que t'ailles voir Untel...» Michel, Jean-Pierre et Jean-Claude, invités à plusieurs reprises à se porter «volontaires», font la sourde oreille, murés dans leur statut. Détaché de force pour quatre mois dans un service à Nanterre, Michel a passé, dit-il, «quinze jours dans un couloir, sans rien à faire, comme oublié». Sa mission effectuée, il met un point d'honneur à regagner son poste initial «comme tout fonctionnaire en détachement». Il n'ignore pas que son service a entretemps déménagé. Qu'à cela ne tienne : Michel demande un constat d'huissier... Jean-Claude, lui, va au clash en refusant de saisir lui-même les dates de ses congés sur son ordinateur. Car pour entrer dans l'application, il fallait cliquer sur la case «salarié». Or, Michel se considère fonctionnaire. Toujours cette fixation sur le statut. Auteur d'un bilan de la réforme des télécoms de 1996 publié ce printemps, le sénateur Gérard Larcher (RPR) a pointé ces difficultés. Il a recensé ainsi un noyau dur «d'une à deux centaines d'agents ayant refusé toute évolution et qui estiment avoir conservé le statut de fonctionnaire de feu la DGT (Direction générale des télécommunications)». Or, cette direction n'existant plus, «ils se retrouvent dans des limbes administratifs, étant en activité à France Télécom, voire dans des filiales (...), mais revendiquant l'appartenance et l'application de règles de gestion qui n'ont de facto plus cours», leur ancien corps ayant disparu. Tracts. Derrière les trois compères, il y a l'Adfe, l'Association de défense des fonctionnaires d'Etat, tout entière dévouée à leur cause. Et un syndicat, la CNT (Confédération nationale du travail), non représenté chez l'opérateur public et auquel Jean-Pierre adhère. Mais la goutte d'eau qui a fait sortir France Télécom de ses gonds a été une distribution de tracts à la sortie d'un meeting du PS, en avril dernier. Le tract reproduit une lettre ouverte adressée par les trois larrons un an plus tôt à Lionel Jospin, alors Premier ministre, et restée sans réponse. Ils reprenaient dans ce courrier des dénonciations proférées par Sud et la CGT, dans des tracts, à propos de cadres de France Télécom, fonctionnaires et nommés parallèlement administrateurs d'une société anonyme rachetée par l'opérateur. Des actes passibles du code pénal, selon le tract. Chez France Télécom, on fait comprendre à mots couverts que les trois irréductibles ont «pété les plombs». Autrement dit, ils se seraient enfoncés dans un délire en refusant des évolutions jugées normales dans une entreprise entrée dans un environnement concurrentiel. Jean-Claude, Michel et Jean-Pierre n'en ont pas fait le compte exact, mais «on a bien dû adresser plusieurs centaines de lettres recommandées en quelques années». Ministres, parlementaires ou PDG de France Télécom, personne n'a été épargné. Avec en prime une petite dizaine de recours intentés devant le TGI ou le tribunal administratif, et la tenue d'un site Internet. A sa façon, France Télécom, en les révoquant, semble avoir lui aussi craqué.


30 aout 2002: le MONDE/Bébéar
La sortie inattendue de M. Bébéar sur la "race blanche" Le medef avait décidé de consacrer sa première table ronde, mercredi, aux "Grandes peurs de l'an 2000". En introduction, l'historien Jacques Marseille s'est demandé pourquoi "nous jouons à nous faire peur". Il a estimé que "la peur profite aux Etats perçus comme réducteurs d'incertitudes mais pas aux entreprises", sauf "aux assurances, qui ont un nouveau marché", a-t-il ajouté. De son côté, Alexandre Adler, éditorialiste associé au Monde, a dressé un panorama pessimiste de la situation internationale, prévoyant de nouvelles actions d'Al-Qaida. Si l'assistance a chaleureusement applaudi ces interventions, tout comme celles de l'amiral Lacoste, d'Anne Lauvergeon, présidente d'Areva, du maire (UMP-UDF) de Toulouse, Philippe Douste-Blazy, et de Jean-Philippe Thierry, PDG des AGF, les propos de Claude Bébéar, président du conseil de surveillance d'Axa, ont provoqué des remous Après avoir affirmé que "la race blanche est en train de se suicider" en raison de sa faible démographie, M. Bébéar a estimé que les entreprises ne devaient avoir aucun complexe à délocaliser leurs emplois dans les pays émergents : "Quand vous créez 1 000 emplois aux Indes ou au Bangladesh, vous aidez beaucoup ces pays et créez un problème très limité en France", a-t-il expliqué devant un public sceptique. Les pays riches devraient cesser d'aider les pays en voie de développement, a-t-il expliqué, estimant que leurs aides profitent surtout "aux banquiers suisses", mais qu'ils devraient soutenir financièrement les entreprises occidentales qui y créent des emplois. Craignant l'intégrisme, M. Bébéar a poursuivi : "Il faut travailler avec les bons imams pour que le musulman ne se transforme pas en intégriste". Enfin, il a déploré que l'image et l'émotion aient pris le pas sur l'écrit et sur la raison, dénonçant "le crétinisme rampant de certains de nos concitoyens, qui utilisent à peine 200 mots" - "et encore, concluait-il, je devrais dire 200 borborygmes". Frédéric Lemaître .

27 aout 2002: Nicole NOTAT crée l'agence de notation sociale
A lire. . ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 2 Août 2002 Nicole Notat crée l'agence de notation sociale Vigeo ANCIENNE secrétaire générale de la CFDT, Nicole Notat a pris la présidence de Vigeo, dont la création a été annoncée mercredi. Chargée d' « évaluer les performances sociales et environnementales des entreprises », cette société a été dotée d'un capital de 12 millions d'euros, dont plus du tiers assuré par la compagnie financière Eulia (Caisse des dépôts-Caisse d'épargne). Ancien président de Pechiney et du CNPF (ex-Medef), Jean Gandois figure parmi les administrateurs de Vigeo, qui bénéficie des apports financiers d'Accor, Axa, BNP-Paribas, Carrefour, Crédit lyonnais, Danone, Schneider, Suez, Vinci, et de la CFDT


26 aout 2002: 3 bonnes nouvelles viennent d'arriver
* 1 collègue vient de gagner aux prud'hommes,
* tandis que 2 collègues, après une défaite aux prud'hommes, viennent de gagner en appel. Félicitations !!!

25 aout 2002: message à votre conjoint
Madame, Monsieur,
Depuis la fusion AXA-UAP, nous avons pour beaucoup été les témoins silencieux de la douloureuse expérience de nos conjoints, mais soutien précieux de leur lutte. Jusque là, nous sommes restées dans l'ombre et n'avons pu que subir les différentes étapes et situations. La vie de couple et de famille a été gravement, voire sévèrement atteinte ! Nous ne pouvions, hélas, qu'essayer de soutenir, chose peu aisée. Ils ont atteint nos vies, détruit certaines, entraîné des désordres irréparables pour d'autres. Nous sommes quelques-unes à penser que nous avons notre rôle à jouer et qu'il faut enfin nous faire entendre. Fortes de nos expériences et de nos blessures, il est temps, semble-t-il de témoigner, expliquer au grand public la douleur d'un couple, les difficultés de combattre un géant. Pour toutes ces différentes raisons, peut-être pourrions nous envisager de fonder un collectif voire une association de défense du couple et de la famille. Nous avons besoin de vous et de vos expériences. N'hésitez pas, contactez-nous au 06.81.97.33.90, madame Adrien. Cordialement.

23 aout 2002: emission sur la Cinq
La Cinq prepare une emission sur le harcelement moral, pour obtenir des renseignements telephoner au 01 47 12 41 00

16 juillet 2002: bilan AVIF
*De bonnes, voire très bonnes nouvelles nous arrivent:
=> 5 appels gagnés,
==> 5 jugements gagnés, dont 2 sans appel,
===> 1 jugement débouté.
*Plus de 190 jugements et appels, tout réseau et tout grade!!!Quelques statistiques de la bibliothèque A VIF:
=> plus de 140 jugements et appels gagnés,
==> 50 jugements et appels déboutés,
===> près de 80 jugements et appels confirmant un licenciement dépourvu de faute ou sans cause réelle et sérieuse,
====> plus de 25 résolutions judiciaires du contrat de travail au tort de l'employeur obtenues,
=====> 12 jugements sans appels gagnés ou perdus,
======> plus de 27 appels gagnés ou perdus...
>>>>>>>>>>>>>>>>>>> Aussi, envoyez nous vos pièces!<<<<<<<<<<<<<<<<<<<
*DE QUOI A BESOIN L'ASSOCIATION ?
=> de nouveaux adhérents, faîtes connaître l'association autour de vous auprès des anciens collègues,
===> de vos jugements, arrêts ou autres pièces qui peuvent défendre notre hypothèse,
======> de timbres,
============> de dons...

04 juillet 2002:France-Soir du 04.07.02 titrait, page 11: "ESCROQUERIE
... Ils ont gagné 17 millions de francs au Loto. Un courtier d'AXA les a transformés en 23 millions de dettes." Le plus interessant, si vous arrivez à vous procurer cet article, est de voir comment AXA souhaite régler ce litige.

02 juillet 2002: Des collègues gagnent aux prud'hommes
... et quelques fois AXA ne fait pas appel, ou bien en appel !!! Le combat n'est pas fini....

27 juin 2002: Un agent général AXA à Lille
... a commencé une grève de la faim depuis 12 jours pour souligner le malaise qui existe dans cette société. Voici ce qu'en dit la Voix du Nord: La Voix du Nord, ce jour. La démarche de Dominique Faure peut surprendre. Depuis jeudi dernier, cet agent d'assurance de la compagnie Axa ne s'alimente plus et campe dans son agence de la rue Thiers à Lille, tandis que sa secrétaire travaille normalement. Sur les vitrines, il explique ses griefs. L'assureur, âgé de 60 ans, proteste contre, dit-il, « la suffisance et l'arrogance» de la compagnie, qui emploie près de 1 500 personnes dans la région. Un contentieux qui aurait débuté le 3 juillet 1999 au commissariat de police. Dominique Faure se rappelle y avoir été convoqué, soupçonné de ne plus avoir toute sa tête. Il aurait subi un examen médical, sans résultat. Le plaignant, qui ne manque pas de tempérament, dit également avoir été invité, en août 1999, à ne plus se présenter au siège d'Axa, notamment à cause de son comportement. Le tout alors que, affirme-t-il enfin, sa clientèle aurait fondu comme neige au soleil, séduite par les tarifs inférieurs de 50 % pratiqués par des concurrents « qui sont aussi des filiales d'Axa ». Assistant impuissant à ces « attaques », l'assureur aurait longuement mûri son projet. Que veut-il ? « Des excuses, réparation du préjudice et ne plus travailler pour Axa », dont il est toujours l'agent. Mardi, interrogé par téléphone, Emmanuel de Talhouët, directeur général d'Axa pour la région de Lille, a fait part de sa préoccupation. Assurant que ses services suivent ce dossier en en souhaitant une résolution rapide, M. Talhouët estime qu'il s'agit moins d'un litige de nature économique que d'un problème humain. A. D
. ====> Vous pouvez le contacter au: 03 20 57 30 66 A VIF devrait communiquer prochainement par courrier.

15 juin 2002: le MONDE
, information
LE MONDE | 11.06.02 | 17h23 Axa France va supprimer 10 % de ses effectifs en trois ans L'assureur économisera 150 millions d'euros en 2002 François pierson, nouveau président d'Axa France, mène activement la réorganisation du groupe, qui passe par un vaste plan de réduction des frais généraux. Dans un contexte qui s'est durci pour les assureurs, le groupe Axa avait annoncé à la fin 2001 un plan d'économies entre 700 millions et 1 milliard d'euros en 2002 au niveau mondial, dont 20 % pour l'Hexagone (150 millions d'euros). Le plan prévoit également de réduire les effectifs en France de 10 % sur trois ans, mais "sans plan social", précise M. Pierson. Axa France compte 25 000 postes. Le schéma prévoit ainsi un gel des embauches en 2002 et une politique favorisant les départs en préretraite : 400 sont ainsi prévus pour cette année. Seule exception, les commerciaux, dont les embauches sont préservées : 700 recrutements sont prévus en 2002. Axa souhaite en effet développer fortement son réseau de vendeurs et de conseillers et bâtir un réseau salarié professionnalisé. Cette restructuration, initiée en 1999 par le prédécesseur de François Pierson, Claude Tendil, doit simplifier les structures d'Axa en France. Elle vise à réorganiser les activités par type de marchés (particuliers, entreprises, professionnels) et non plus par canal de distribution (conseil, courtage, assurance). 1 000 personnes, sur 15 000 administratifs, vont changer de nature de travail. En outre, il n'existera plus qu'une seule entreprise au regard du code du travail. Après consultation des représentants du personnel, la réorganisation sera en grande partie mise en place d'ici à la fin de l'année. Il faut dire que, du côté syndical, le plan était relativement attendu. "Cela ne nous étonne pas, affirme-t-on à la CGC. On devinait qu'il y avait un peu trop d'effectifs au niveau administratif." FIDÉLISER LA CLIENTÈLE Ce sont davantage les éventuelles mutations qui risquent d'être proposées aux salariés qui inquiètent les syndicats : "Pour l'instant, nous ignorons les conditions de reconversion des salariés concernés par la réorganisation, note Catherine Lutecette, de Force ouvrière. Mais les suppressions d'effectifs ne nous surprennent pas." La CGT, elle, regrette le manque d'informations. "Cette nouvelle réorganisation succède à d'autres. La direction doit mettre les moyens en effectifs afin que les reconversions se fassent dans de bonnes conditions", précise le syndicat. Par cette réorganisation, Axa France se fixe aussi pour objectif de fidéliser la clientèle, en augmentant le nombre de produits par client (aujourd'hui deux en moyenne). "Acquérir un client coûte trois fois plus cher que d'en fidéliser un", fait remarquer M. Pierson. Banque directe - qu'Axa vient de racheter - sera utilisée dans ce but. Le potentiel est jugé grand par l'assureur, qui explique que 4 millions de ses clients n'ont pas de contrat d'assurance-vie chez Axa. Elsa Conesa et Pascale Santi .
ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 12.06.02 AXA France dément un plan de suppression d'emploi sur 3 ans (AOF) - Axa France Assurance a indiqué hier par voie de communiqué qu'elle avait transmis une lettre au directeur de la publication du journal "Le Monde" suite à son article du 12 juin qui évoque "un plan de suppression de 10% des effectifs d'Axa en France". Dans cette lettre Axa France écrit "vous interprétez d'une manière inacceptable, même si elle n'est pas volontaire, les propos qui ont été tenus" (par François Pierson, président des entreprises d'Assurances d'Axa en France, NDLR). Ainsi Axa France estime que les messages qu'elle a diffusé dernièrement sont assez éloignés du titre de l'article, "titre susceptible de générer des ambiguïtés dans le dialogue constructif que la Direction des entreprises d'Axa en France a toujours mené avec les partenaires sociaux". "Le Monde" écrivait dans son article qu'Axa France, qui compte 25000 salariés prévoit de réduire ses effectifs de 10% en trois ans, sans licenciements, dans le cadre du plan d'économies annoncé par l'assureur fin 2001, de 700 millions d'euros à 1 milliard d'euros. Sa politique serait de favoriser les départs à la retraite (400 sont prévus cette année). Le journal poursuit en indiquant que seules les embauches de commerciaux seraient préservées avec environ 700 recrutements prévus en 2002. Axa France ajoute dans son communiqué qu'il n'existe, au sein des entreprises Axa en France, aucun plan de réduction des effectifs à 3 ans et qu'en conséquence, il ne peut non plus exister d'objectifs chiffrés en la matière. (AOF)
===/ EN SAVOIR PLUS /=== ==/ ACTIVITE DE LA SOCIETE /== Axa est un des premiers groupes d'assurance mondiaux et le premier français. Le groupe emploie 140 000 collaborateurs et distributeurs dans le monde. En France, l'ex Mutuelles Unies-Drouot assure plus d'un foyer sur deux. Aujourd'hui Axa ambitionne une place de leader mondial dans le domaine de la protection financière et de l'accumulation de patrimoine en mettant l'accent sur les métiers de l'assurance vie, l'épargne et la retraite. Le groupe opère principalement sur les marchés développés : Amérique du Nord, Europe Occidentale, Japon.
==/ FORCES ET FAIBLESSES DE LA VALEUR /== =/ Les points forts de la valeur /= - Axa a mis en place un programme de réduction des coûts dès le début de l'année 2002. L'objectif du plan est de baisser les frais administratifs de 10%, soit 700 millions d'euros en 2002, "afin d'ajuster les dépenses aux revenus". - Le groupe bénéficie, via son important portefeuille obligataire, de l'environnement actuel des taux d'intérêts. - La répartition de ses activités entre l'Europe (63 % du chiffre d'affaires), l'Amérique du Nord (20 %), l'Asie (11 %) devrait lui permettre de traverser la crise dans de meilleures conditions que ses principaux concurrents. =/ Les points faibles de la valeur /= - Les attentats américains coûteront au groupe entre 300 et 400 millions de dollars net de réassurance en 2001 (soit environ 15 % du résultat net 2000). - La direction se refuse à toute prévision, ce qui n'est jamais apprécié par les analystes.
==/ COMMENT SUIVRE LA VALEUR /== - Axa est une valeur financière, et donc sensible à l'évolution des taux d'intérêts. Les décisions de la Réserve Fédérale américaine et de la Banque Centrale Européenne dans ce domaine sont à observer avec attention. - C'est également une valeur cyclique, qui réagit en fonction de la conjoncture économique générale. En simplifiant, quand la consommation ralentit, les particuliers et les entreprises ont moins de biens à assurer, et l'activité des compagnies s'en ressent. - Enfin Axa qui réalise environ 70 % de son chiffre d'affaires dans l'assurance-vie et les services financiers contre seulement 20 % dans le dommage, est l'un des assureurs les plus liés à l'évolution des marchés d'actions.


06 mars 2002 Objet : Réseaux salariés - désinformation axa
la réforme menée dans le cadre de la fusion AXA/UAP Ces dernières semaines, plusieurs articles de presse ont mis en cause notre groupe dans le cadre de la réforme des réseaux salariés d'AXA Conseil. France 2, dans son journal télévisé de 20 h 00, le 4 mars, a également diffusé un reportage sur le sujet, en « omettant » de reprendre un certain nombre d'éléments qui avaient été communiqués lors d'une interview avec la Direction. L'ensemble de ces publications et diffusions est généré par une association qui compterait 210 adhérents, selon la presse, et qui cherche à instrumentaliser les médias. Les informations publiées et diffusées sur ce dossier comportent régulièrement d'importantes ambiguïtés, voire de graves erreurs par rapport à la réalité des faits. Dans certains cas, il s'agit de véritables informations mensongères et d'accusations sans fondements (voir notion de « plan social déguisé »). Vous trouverez donc, ci-joint, un historique purement factuel de ce dossier. Cette information n'est pas confidentielle ; vous pouvez la diffuser à vos collaborateurs et à nos forces de vente. SUR LA NOTION DE « PLAN SOCIAL DEGUISE » : FORCE OUVRIERE DEBOUTEE DE SA DEMANDE DEVANT LE TGI DE PARIS Extraits du jugement du Tribunal de Grande Instance de Paris en date du 28 octobre 1999 : «. Qu'il convient en effet de constater que, dès le 19 février 1998, le comité d'établissement Diderot a été informé sur la politique de recrutement du personnel commercial adoptée par la Direction pour l'année 1998. Qu'une seconde réunion sur le même thème s'est tenue le 30 mars 1998, et que le comité a alors formulé un avis. Que ce même comité a été encore informé le 30 avril 1999, et que l'ensemble des élus ont pu débattre des nouvelles options de l'entreprise tendant à privilégier des critères qualitatifs dans le recrutement des personnels commerciaux, afin d'assurer une plus grande stabilité de ceux-ci. Attendu que parallèlement, le Comité Central a été informé et consulté les 19 avril et 4 juin 1999, sur cette même politique de recrutement et sur les perspectives en la matière, pour l'année 1999, après avoir été destinataire de divers documents d'information, et notamment d'un rapport sur l'évolution des emplois. Attendu qu'au surplus, la préoccupation de l'employeur sur ce thème apparaît patente, si on se réfère à la note interne de l'employeur, en date du 25 juin 1999, faisant le constat des difficultés de recrutement, et préconisant diverses mesures pour y remédier. Qu'il n'apparaît pas, dès lors, qu'il existe, en l'état, un projet de suppressions d'emplois au sein d'AXA Conseil, et qu'il n'y avait, dès lors, aucune obligation de procéder à une information-consultation des représentants du personnel au titre de l'article L 432-1 du Code du Travail. Qu'il convient, en conséquence, de constater que la demande du syndicat n'est pas fondée .». HISTORIQUE DU DOSSIER Avant annonce de la fusion AXA/UAP (novembre 1996) - Le réseau des salariés commerciaux de l'UAP n'avait pas été réformé depuis plusieurs dizaines d'années. L'UAP, consciente de l'indispensable modernisation de ce mode de distribution, avait déjà fait plusieurs tentatives de réforme dont la quasi totalité avait avorté. - Il en résultait : * une relation sociale très dégradée * un turn over très important (en moyenne1.400 départs et 1.400 arrivées tous les ans pour un effectif total de l'ordre de 7.500) * une centaine d'instances prud'homales chaque année * une gamme de produits devenue « hors marché » (en 1996, chiffre d'affaires en baisse de 8% sur un marché qui progressait de 10%) * des méthodes de vente devenues inadaptées * des pertes importantes pour l'entreprise * des risques réels pour la pérennité de l'activité, et donc de l'emploi. Le processus de réforme Les décisions prises immédiatement par AXA : - Remettre ce mode de distribution dans une dynamique gagnante - Mener une réforme volontariste Cette réforme de fond est mise en ouvre après négociation avec les partenaires sociaux et signature d'un accord avec quatre organisations syndicales sur six (CFDT - CGC - CGT - CFTC). Cette réforme prévoyait la mise en place d'un nouveau contrat de travail qui concerne aujourd'hui 95% des salariés. - Mener une politique de recrutement beaucoup plus sélective (entre 1998 et 2000, 900 recrutements ont été effectués ; dans le même temps, les sorties naturelles ont continué à intervenir, mais sur un rythme moins soutenu qu'avant fusion). - Professionnaliser l'activité grâce aux moyens suivants : * la formation : plus de 7% de la masse salariale * les méthodes de vente * le changement de la gamme de produits * la stabilisation des commerciaux (turn over réduit de moitié en trois ans) * l'informatisation, avec la mise à disposition d'ordinateurs portables à l'ensemble des forces de vente - Il est à noter que l'ensemble de cette réforme a fait l'objet, conformément à l'accord passé avec les organisations syndicales, d'une mise en ouvre progressive sur 4 ans. - Cette réforme n'a pas généré de croissance significative du nombre annuel d'instances prud'homales par rapport à la situation ante. La situation actuelle - 4.400 emplois commerciaux à ce jour ; ces emplois sont beaucoup plus stables qu'auparavant - en 2002 le recrutement de 700 nouveaux commerciaux est programmé - dès l'exercice 2000, les résultats commerciaux étaient au rendez-vous (croissance de plus de 20% sur l'année) - Ce mode de distribution est devenu performant ; AXA se félicite d'avoir, au sein de ses réseaux de distribution, une force commerciale de cette ampleur et de cette qualité retrouvée. Le 6 mars 2002 Chère Madame, cher Monsieur, Les attaques dont AXA Conseil a été l'objet nécessitent une mise au point vigoureuse. C'est dans cet esprit que le document que vous trouverez ci joint a été préparé par la Direction de la Communication d'AXA France Assurance ; il rappelle de façon factuelle les éléments de ce dossier. Il a été mis à la disposition de l'encadrement supérieur d'AXA en France pour que la vérité soit connue de tous et j'ai souhaité que l'ensemble de l'encadrement commercial d'AXA conseil le reçoive également. Au-delà de ces éléments, je voudrais insister sur l'histoire que nous sommes en train d'écrire ensemble et que, dans notre vocabulaire, nous appelons le projet PHENIX. Depuis 4 ans, ensemble, nous avons multiplié nos efforts pour que notre réseau redevienne conquérant et que nos clients soient satisfaits de nos services : - la gamme produit a été totalement refondue - les instruments mis à votre disposition ont été modernisés grâce à SEPIA 1 et bientôt SEPIA 2. - les atouts de chacun des anciens réseaux S, BS, EP et Délégués ont été mutualisés pour constituer un grand réseau de salariés et de mandataires - les perspectives professionnelles des uns et des autres ont été précisées et clarifiées après des discussions positives et constructives avec les partenaires sociaux. Beaucoup reste à faire en 2002 pour transformer ces défis en succès. J'insisterai sur deux points révélateurs de notre volonté de développer notre Réseau : - en 2002, nous avons l'intention d'accueillir 700 nouveaux collègues - pour les intégrer au mieux et leur apprendre dans les meilleures conditions notre métier, nous avons identifié une nouvelle fonction, Attaché Principal, auprès des Inspecteurs. Nous pouvons être fiers du travail accompli et certains de notre réussite future. Ce ne sont pas quelques détracteurs qui nous feront douter de la force de notre projet qui est en harmonie parfaite avec la stratégie claire du Groupe en matière de protection financière. Je suis certain que grâce aux résultats que nous atteindrons en 2002 nous saurons les faire taire. Je compte sur chacun de vous pour retransmettre ce message auprès de vos collaborateurs. Cordialement. Cyrille de Montgolfier Directeur Général Adjoint

14 mai 2002: axa supprimera 700 emplois au Royaume-Uni LONDRES (Reuters)
Le groupe français Axa < AXA > supprimera 700 emplois dans l'assurance générale au Royaume-Uni, dans le cadre de la restructuration de ses activités dans l'assurance risques immobiliers et responsabilité civile au cours de l'année à venir. Axa, dont la filiale Axa Insurance emploie au total 4.900 personnes en Grande-Bretagne, précise qu'il n'abandonne pas pour autant ce secteur et y investira 100 millions de livres sterling (145 millions de dollars). "Les investissements que nous réalisons nous mettront en mesure d'améliorer nos systèmes et de nous concentrer sur nos clients," a déclaré un porte-parole du groupe à Londres. Axa a perdu l'année dernière quelque 130 millions d'euros (117,4 millions de dollars) dans l'assurance risques immobiliers et responsabilité civile en Grande-Bretagne. Le groupe indique qu'il doit réduire ses coûts pour rester concurrentiel au Royaume-Uni. Le groupe français a vu l'année dernière son bénéfice net chuter à 500 millions d'euros, contre 3,4 milliards l'année précédente, notamment en raison des indemnisations dues après les attentats du 11 septembre. Mais il a l'intention de réduire ses coûts de 700 millions d'euros cette année. Aucune suppression d'emploi n'est prévue dans les deux autres filiales britanniques d'Axa, Axa Sun Life (assurance retraite et assurance-vie) et Axa PPP (assurance-santé). Le groupe emploie au total 13.300 personnes au Royaume-Uni./SEW

10 mai 2002: Cassation agent mandataire axa
L'info provient de la Cours de Cassation ( 16.01.02, n°181 ), il concerne un agent mandataire AXA. Son contrat a été requalifié en contrat de travail. Le pourvoi en cassation a été rejeté. AXA devra donc lui payer les indemnités relevant d'un contrat de travail. De ce fait, les agents mandataires peuvent adhérer à l'A VIF.

25 avril 2002: les effectifs des reseaux salariés
la nouvelle vient de nos collègues de la CFDT qui, sur un tract datant d'avril 2002 donnent les effectifs. Reseau S: 09.96 => 4001 ----- 12.01 => 1895 Reseau EP: 09.96 => 2670 ----- 12.01 => 1180 Reseau BS: 09.96 => 967 ----- 12.01 => 523 Total S+EP+BS+D : 09.96 => 7638 ----- 12.01 => 3716 Soit une perte de 3922 emplois représentant -51,35% !!!!!!!

24 avril 2002: droit de réponse axa-conseil
Une lettre d'Axa Conseil . LE MONDE | 03.04.02 | 15h49 A la suite de notre article intitulé "Plus de 500 anciens salariés de l'UAP aux prud'hommes" (Le Monde du 5 mars), nous avons reçu de François Pierson, président d'Axa Conseil - filiale du groupe Axa qui a racheté l'UAP en 1997 -, la mise au point suivante : Vous relayez l'accusation diffusée par une association d'anciens salariés qui dénonce la soi-disant "énormité de la fraude au plan social délibérément orchestrée" par Axa Conseil. Vous auriez pu préciser que cette accusation a été clairement rejetée, il y a maintenant plus de deux ans, par la justice. Dans son jugement en date du 28 octobre 1999, le tribunal de grande instance de Paris a rejeté l'action engagée par le syndicat Force ouvrière, affirmant "qu'il n'apparaît pas qu'il existe un projet de suppression d'emplois au sein d'Axa Conseil". La direction d'Axa Conseil dément par ailleurs que des "pressions" aient pu être systématiquement exercées sur les salariés pour les contraindre à accepter quoi que ce soit. Au contraire, les salariés se sont vu offrir le choix entre une modification de leur contrat de travail ou le maintien de leur situation antérieure. Les instances prud'homales (environ 200 et non "plus de 500" comme vous l'écrivez), engagées individuellement par certains salariés de ce réseau, voient le bien-fondé de la position d'Axa reconnu dans environ un cas sur deux.

20 avril 2002: droit de réponse AVIF
ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 04.04.02 NOTRE REPONSE INDICATIVE: monsieur PIERSON oublierait que nous sommes en 2002 et qu'il y a bien, à fin 2000, un différentiel entrée/sorties de - 3333 personnes !!! Puis le droit de réponse d'A VIF en la personne de Christian BERTOT, son Président, à l'article précédent que vous avez reçu par mail du Nouvel Observateur : « Madame, Monsieur, Veuillez trouver ci-après une proposition de réponse à l'étonnant article de Patrick FAUCONNIER, que je soumets au courrier des lecteurs en tant que président de l'association « A VIF » (Association des Victimes de la Fusion AXA/UAP). Certains passages de « Patron et chrétien ? » soulignent dans les actions des dirigeants d'AXA « leur foi et leur humanisme ». Malheureusement la réalité en est tout autre. Réponse : Comme l'écrit Patrick FAUCONNIER « les dirigeants chrétiens sont plus à l'aise dans les principes que dans la pratique ». Pour preuve lors de la fusion AXA/UAP fin 1996, monsieur BEBEAR s'est engagé à ne pas pratiquer de licenciements collectifs. Conformément à une des cinq valeurs humanistes de son groupe « le respect de la parole », monsieur BEBEAR n'a pas appliqué de plan social mais 5000 départs environ seront individualisés. Licenciements, démissions, préretraites, arrêts maladie sont à l'ordre du jour, le harcèlement est institué. Des salariés commerciaux ex/UAP après 10, 15, 20 ans d'activité professionnelle iront grossir les rangs des ASSEDIC et de l'ANPE. A ce jour, plus de 500 procédures prud'homales sont en cours. « Patron et Pater : on est prié de ne pas confondre ». Rassurez-vous, nous savons faire la différence entre le Pater qui est Chrétien et le Patron qui n'est toujours pas « très catholique » !!! Christian BERTOT, président de l'A VIF

08 avril 2002: gagné en appel
Le 02 avril dernier, la Cour d'appel de Nancy a confirmé le jugement rendu par les Prud'hommes d'Epinal un an auparavant et a tranché en notre faveur. Ceci est le résultat d'une détermination totale de notre part à faire valoir nos droits bafoués, de l'assistance d'un conseil (Maître Honnet Jean-Philippe, Avocat du barreau de Troyes) intègre et vrai professionnel mais aussi de l'efficacité et de la bonne organisation de l'association AVIF, défenseur des ex UAP-AXA. Grâce à AVIF (qui a été citée à maintes reprises lors des audiences), grâce à ses actions que l'on ne compte plus, par le biais des médias (émissions TV, radio, journaux, recueil d'informations transmises à tout ceux qui lui ont témoigné leur parfaite confiance en adhérant, les exactions ont été mises au grand jour. Nos juges au travers de tout cela, ne sont plus dupes et savent aujourd'hui quelle est la bonne cause. Merci encore à AVIF, à ses dirigeants, à tous ses adhérents d'avoir su exister. Nous lui souhaitons longue vie tant que le combat ne sera pas terminé et de continuer à lutter pour faire en sorte que l'honneur perdu soit retrouvé par chacun d'entre nous. François BLAISON - Serge DIDIER

06 avril 2002: histoire vécue
Bonjour, je m'appelle Jean-Paul Boni, j'étais agent principal rentré à l'UAP réseau BS en 1987 dans le TARN. Lorsque j'ai dénoncé en novembre 98, les manipulations d'une agente fraîchement arrivée dans le Tam (pistonnée par son compagnon inspecteur de la Haute-Garonne) ainsi que l'inefficacité de l'inspecteur en place à l'époque, qui venait d'être mutée disciplinaire dans notre département, je me suis attiré les foudres de la direction et du compagnon de cet agent féminin; (cet agent suspendait des contrats à primes périodiques presque échues pour refaire des contrats à primes périodiques). Elle nous a donné un bel exemple de travail de qualité et de l'avenir. Un proverbe dit: qui s'assemblent se ressemblent. L'inspecteur en place, fut remplacé par celui de la Haute Garonne Du jour au lendemain, contrôle administratif sur contrôle administratif annulation d'affaires, reprise de commission, fut mon pain quotidien. Cela allait dans le sens de la direction qui souhaitait se débarrasser des commerciaux de l'ex UAP, à moindres frais. Malgré mes courriers répétitifs à la direction d'axa, dénonçant la manière de faire de ses cadres et salariés, je me suis retrouvé avec une procédure de licenciement. Une convocation à un conseil de discipline, fut, malgré mes explications et les doutes émis sur la qualité de mon travail, par 2 représentants syndicaux commis d'office '(qui devaient me défendre) suivis de trois jours de mise à pied et cinq jours de mises à pied pour défaut de conseils. Cet acharnement à mon encontre a commencé au mois de décembre 1998 Au mois de mars99 mon état de santé psychologique m'a obligé à me mettre en maladie Autant vous dire que les absents ont toujours tort de ce fait je fus la bête à abattre. Certains de mes ex collègues firent courir le bruit en clientèle et ailleurs que j'étais un salopard (j'ai fait partie des plus gros producteurs pendant dix ans du réseau BS) je n'ai jamais fait mieux ou pire que nous tous, nous étions payé pour produire. Vu, que je n'arrivais pas à me libérer de la société axa, malgré plusieurs négociations qui n'aboutirent pas, j'ai entamé une procédure prud'homale. Cela a duré deux ans, mais aujourd'hui le tribunal des prud'hommes, m'a entièrement donné raison, axa n'a pas fait appel. Axa est condamné à ses entiers dépens. Axa est obligé à me verser les commissions qu'elle m'avait reprises (il m'avait créé un débit de 132 400 fr). Axa est condamné à me verser des dommages et intérêts. Axa est condamné à supporter la résiliation de mon contrat de travail à ses torts et entiers dépends Axa est condamné à me verser plusieurs années de salaire. Axa est condamné à me verser mes congés payés. Axa est condamné à payer les frais d'avocats et de justice. Aujourd'hui, je me sens libéré du boulet que représentait pour moi cette société. Les méthodes employées par ses cadres ou salariés, pour dégager à moindres frais du personnel qui provient d'une fusion et qui n'a pas la même culture J'ai cinquante est un an, je suis en invalidité deuxième catégorie, j'ai gagné mon procès, malgré cela soyez persuadés que je reste à votre entière dispositions et totalement dévoué à la cause d'AVIF. Grâce à l'existence de l'association AVIF, je ne me suis plus senti un exclu ,la masse d'informations qui se trouve sur leur site lnternet m'a permis d'apporter des éléments prépondérants à mes avocats. Merci d'avoir créé cette association. Les longues périodes de doute et de remise en question, concernant l'aboutissement de ma démarche judiciaire, et les doutes sur les compétences de mes avocats, face à une machine à détruire que représentait axa, m 'ont suivi pendant la durée de cette procédure jusqu'au dernier jour. Merci à ceux qui ont cru en moi et tout particulièrement à mon ancien DCR et à l'inspecteur qui a remplacé et J. P. carbonell. Je salue aujourd'hui le professionnalisme de J. P. carbonell qui a toujours su défendre ses agents et qui nous a appris non seulement le métier mais nous a permis de nous révéler en tant qu'homme.

16 mars 2002: cotisations
Vous avez dû recevoir votre appel de cotisation 30 49 pour l'année 2002. Nous vous remercions de nous le retourner au plus vite afin de continuer ensemble notre action et de vous informer.
Depuis les derniers articles et le reportage, l'actualité bouge beaucoup... A ce sujet, dès le mois d'avril, les adhérents 2002 auront accès à plus d'information:
* les nouveaux articles de presse,
* la base d'attestation,
* plus de jugements....
Merci de ne pas tarder afin de nous retourner votre adhésion au plus vite. INFO !!!!
Un sénateur vient d'être rencontré par nos soins et celui d'un adhérent. Il nous a informé que si nous étions plus mobilisés au sein des politiques, il serait possible de faire pression. Aussi, nous vous renouvellons notre précédent appel. "Contactez vos politiques, Sénateurs, Députés...", rendez-vous à leurs permanences, écrivez-leurs afin de les rencontrer et de solliciter leurs aides...Contactez nous, si besoin est.
DERNIERES NOUVELLES !!! Un agent principal du Réseau BS a gagné aux Prud'hommes, AXA n'a pas fait appel! Une agente du réseau S vient de gagner aux Prud'hommes!

28 fevrier 2002: Question au ministre de l'emploi
Après la question écrite du 04.02.02 du député Michel BOUVARD, une seconde question, que nous venons de recevoir, attend son inscription prochaine au J.O. « Pascal TERRASSE attire l'attention de la Ministre de l'Emploi et de la Solidarité sur les conséquences de la fusion AXA-UAP qui a eu lieu en novembre 1996. Depuis cette absorption, 2100 licenciements et 1800 démissions ont pu être comptabilisés. Or, il semblerait qu'à cette occasion, les règles protectrices du droit du travail n'aient pas été mises en oeuvre, et notamment celles relatives aux licenciements. C'est pourquoi il lui demande si, en parallèle des procédures individuelles actuellement en cours devant les tribunaux, une enquête de l'inspection du travail ne pourrait pas être diligentée sur l'application du droit du travail lors de cette fusion. »

19 fevrier 2002: Harcèlement moral: la "faute inexcusable" d'un employeur reconnue EPINAL
Le 18-02-2002 Le tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS) d'Epinal a rendu lundi un jugement qui pourrait faire jurisprudence en reconnaissant la "faute inexcusable" de l'employeur d'une femme de ménage qui avait tenté de se suicider, s'estimant victime de harcèlement moral. Chantal Rousseaux, habitant Epinal, est devenue paraplégique après avoir sauté en août 1996 d'une fenêtre du 3e étage de l'institution Notre-Dame, un établissement scolaire privé, où elle travaillait comme femme de ménage, à la suite de nombreuses pressions et brimades de la part de sa chef de service. "Le TASS a reconnu que la direction de l'institution était au courant des agissements de la chef de service, mais qu'elle n'a rien tenté pour faire cesser ces agissements qui ont conduit à la tentative de suicide", a expliqué René L'Homme, secrétaire général de la Fédération nationale des accidentés du travail et handicapés (FNATH) des Vosges, qui représentait Mme Rousseaux. "Il s'agit d'une première nationale en matière de harcèlement moral, qui va faire jurisprudence", assure-t-il. "D'habitude, la faute inexcusable correspond par exemple à un accident avec une machine qui fonctionnait mal, car elle n'était pas aux normes de sécurité. Mais ici, nous sommes dans le domaine humain, et plus dans celui des machines", souligne-t-il. "C'est une histoire malheureuse, mais qu'il ne faut pas imputer à la direction de l'institution Notre-Dame", a estimé de son côté Me Jean Strohman, qui défendait l'employeur. Se disant "très déçu ne n'avoir pas réussi à convaincre le TASS que la direction n'a rien à se reprocher", il a expliqué qu'il allait discuter avec ses clients de la possibilité de faire appel. Une expertise a été ordonnée par le tribunal pour estimer le préjudice et déterminer le montant que devra verser l'institution à Mme Rousseaux. Ce préjudice avait été estimé par la FNATH à 240.000 ?. "Mais ce n'est pas l'argent, qui est important, c'est d'avoir fait reconnaître la faute de l'employeur. Avec cette victoire, le harcèlement moral n'est plus tabou, et d'autres employeurs devront en tirer des leçons", estime M. L'Homme. En février 2000, il avait remporté une première étape en obtenant du TASS d'Epinal la reconnaissance de la tentative de suicide de Mme Rousseaux comme accident du travail, ce qui avait permis à la victime d'être prise en charge par la Sécurité sociale. Il avait alors mis en avant les nombreux témoignages de collègues de travail de Chantal Rousseaux, d'un médecin du travail et d'un médecin-traitant faisant état de harcèlement moral à l'encontre de la victime sur son lieu de travail. Ce jugement avait annulé la première décision de la CPAM des Vosges, qui avait refusé la prise en charge de la victime, après qu'un médecin, chargé d'une expertise médicale, avait considéré que ses lésions ne constituaient pas un accident du travail. La CPAM n'avait pas fait appel du jugement qui a constitué une première juridique en matière de harcèlement moral et fait jurisprudence.

18 fevrier 2002: Nationwide attaque Axa au sujet de la vente de PanEuroLife
L'assureur américain reproche au français de ne pas lui avoir donné toutes les informations sur cette société soupçonnée de blanchiment . LE MONDE | 18.02.02 | 16h29 MAUVAISE NOUVELLE pour Axa. Selon nos informations, l'assureur américain Nationwide, qui a racheté la société luxembourgeoise PanEuroLife à la compagnie d'assurance française en 1999, a déposé un recours devant la Chambre de commerce internationale et demande notamment des dommages et intérêts à Axa. Interrogée lundi 18 février, PanEuroLife confirme le dépôt de ce recours. Nationwide estime qu'Axa a "manqué de loyauté dans la transmission d'informations sensibles sur l'entreprise cédée", explique un avocat, et conteste notamment le prix alors payé. Nationwide estime avoir subi des préjudices liés à l'affaire de blanchiment présumé au sein de PanEuroLife. Henri de Castries, président du directoire d'Axa, et Claude Bébéar, fondateur et président du conseil de surveillance du groupe, ont été mis en examen le 13 juin 2001 pour "blanchiment de capitaux aggravé". Interrogé vendredi 15 février, Axa ne faisait aucun commentaire. Pourquoi avoir choisi cette voie ? Nationwide l'a retenue après avoir étudié plusieurs options. D'abord, des tentatives de règlement amiable ont été envisagées. Des discussions ont eu lieu entre les deux parties, en vain. Après plusieurs semaines d'examen du dossier, Nationwide a choisi d'engager cette procédure arbitrale. Chacune des deux parties choisit "son" arbitre, tous deux désignant un juge. Aux yeux des entreprises, cette procédure, confidentielle, présente l'avantage de ne pas étaler le différend sur la place publique. La Chambre de commerce internationale (CCI) coiffe la Cour internationale d'arbitrage, spécialisée dans le règlement des différends commerciaux internationaux. "JUGEE ENCOMBRANTE " L'arbitrage tend à prendre une place de plus en plus importante dans la vie des affaires, mondialisation oblige. Longtemps réservé à des secteurs précis comme le transport maritime ou le cinéma, l'arbitrage concernerait aujourd'hui des milliers d'entreprises. Cette procédure est généralement utilisée quand les deux parties sont de nationalité différente, et ne souhaitent pas voir l'affaire jugée par un tribunal du pays d'origine de l'autre partie. Rappel des faits : Axa a récupéré PanEuroLife, société luxembourgeoise lorsqu'elle a racheté l'UAP en novembre 1996. Certains dirigeants d'Axa auraient d'emblée souhaité se débarrasser de cette filiale, "jugée encombrante", mais en restant très discrets sur les éventuels agissements de la société, confie un dirigeant de l'assureur à l'époque, qui veut rester anonyme. Dès 1998, Axa décide de vendre cette société et mandate une banque d'affaires. Nationwide Global Holdings, filiale de Nationwide Insurance Enterprise, annonce le rachat de PanEuroLife en novembre 1998, qui devient sa filiale début 1999. Absente en Europe, Nationwide Insurance Entreprise, cinquième mutuelle d'assurance-vie aux Etats-Unis, trouve là une porte d'entrée sur le Vieux Continent. PanEuroLife pèse alors 484,8 millions d'euros de chiffre d'affaires, soit 0,8 % du chiffre d'affaires total d'Axa, pour un bénéfice de 7,1 millions d'euros. Le montant de l'opération n'est alors pas rendu public mais plusieurs analystes estiment que le coût de la transaction atteint environ 1 milliard de francs (150 millions d'euros), Axa réalisant une plus-value de 22 millions d'euros dans ses comptes de 1999. PanEuroLife a été créée par l'UAP en 1990, parce que l'assureur, alors public, souhaitait développer l'activité d'assurance-vie au Luxembourg. Surtout, l'UAP souhaitait bénéficier des avantages de la Libre prestation de services (LPS), un dispositif qui laisse aux souscripteurs français de contrats d'assurance-vie souscrits au Luxembourg la liberté de déclarer ou non ces revenus au fisc français. C'est cette pratique qui a généré, selon la justice, de l'évasion fiscale. Très étonnés de l'affaire de blanchiment présumé, les propriétaires de PanEuroLife ont, de fait, réduit la voilure. "Il n'y a plus de force commerciale en France, où nous gérons le portefeuille existant tant que l'affaire est en cours", explique un porte-parole de PanEuroLife. Un tiers des clients de la société du Grand Duché (entre 30 000 et 40 000 au total) sont d'origine française. Pour redresser la barre, Richard Headley, président de Nationwide Global, prône le "changement" dans une lettre diffusée le 24 janvier sur le site Internet de PanEuroLife. Il annonce aussi certains mouvements, notamment le départ de Jacques Drossaert, administrateur directeur général, également mis en examen en juin. Le siège luxembourgeois de PanEuroLife sera également la tête de pont du développement de Nationwide, sous la présidence de Adam Uszpolewicz, ajoute M. Headley, et sous la responsabilité de Philippe Iwes. Pascale Santi Le grand-duché attire l'assurance-vie PanEuroLife a été la première société d'assurance-vie luxembourgeoise créée par une entreprise française pour bénéficier de la libre prestation de services (LPS), procédé qui consiste à distribuer des produits dans tous les pays de la Communauté européenne au travers d'un intermédiaire. PanEuroLife a été créée en 1990 par l'UAP nationalisée et était présidée par Gaston Thorn, ancien premier ministre du Luxembourg et président de la Commission européenne de 1981 à 1984. Elle est aujourd'hui la principale société d'assurance-vie du grand-duché en LPS. PanEuroLife a fait des émules, du côté des banques, à l'instar de BNP Paribas avec Investlife, des Banques populaires, avec Fructilife, ou des assureurs comme La Mondiale ou le GAN. Ce dernier a créé sa filiale dans le grand-duché, Luxlife, passée dans le giron de Groupama depuis la privatisation du GAN. Groupama a décidé de se séparer de cette société, qui n'entre pas dans sa stratégie à l'international, mais n'a toujours pas trouvé preneur. . ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 19.02.02 A VIF.

07 octobre 2001:Pacte AXA/ALLIANZ/GENERALI.
source: http://www.assurnews.com Pacte AXA/ALLIANZ/GENERALI: Non contraire aux règles de la concurrence Mario Monti, commissaire européen à la concurrence a déclaré lundi 1er octobre à Rome qu'il ne voyait pas d'objection au pacte de non-agression envisagé entre les groupes d'assurances Axa, Allianz et Generali. "Les réponses fournies sont encore en cours d'examen, mais il ne semble pas à ce stade, que cela pose des problèmes du point de vue des règles de la concurrence" a-t-il déclaré. [2001-10-04] En savoir plus : L'UE inquiète d'une alliance secrète entre Generali, Axa, et Allianz .(Assurnews 14/02/2001) L'UE inquiète d'une alliance secrète entre Generali, Axa, et Allianz . La Commission européenne a exprimé mardi 13 février 2001 ses inquiétudes face à la perspective d'un pacte de non-agression et de respect des parts de marché qui aurait été conclu entre trois des plus grosses compagnies d'assurances du Vieux continent, à savoir l'Italien Generali, le Français Axa et l'Allemand Allianz. Dans un entretien paru la veille dans le ''Financial Times'', Gianfranco Gutty, le directeur général d'Assicurazioni Generali, révélait en effet que sa société avait conclu ''un pacte informel de non-agression'' avec ses rivaux Axa et Allianz. Faisant état des ''préoccupations'' de l'UE, la porte-parole Amelia Torres a fait savoir que Bruxelles allait tenter d'en savoir plus, sans toutefois ouvrir une enquête officielle. Mais au lendemain de l'interview de M. Gutty, Generali a changé de fusil d'épaule en démentant mardi tout accord avec ses rivaux. A Paris, Axa en a fait de même en ne cachant pas sa surprise. [2001-02-14] En savoir plus : generali.com, axa.com, allianz.com, Financial Times,

04 fevrier 2002: désinformation
La lettre de l'Expansion du lundi 04 février n°1594 AXA met sur le compte de l'activisme de certains trotskistes les procès aux prud'hommes dont le groupe est submergé. L'Association des victimes de la fusion (Avif) dénonce « 4800 salariés sacrifiés » lors de la fusion AXA-UAP, et pas moins de 550 dossiers sont aux prud'hommes. AXA affirme avoir gagné la totalité des procès jugés ( plus de 40 à ce jour ).


08 janvier 2002: Quelques nouveautés de la nouvelle annee
Tous nos voeux pour 2002 vous accompagne; faisons ENSEMBLE que notre avenir soit plus constructif. Diverses fortunes sont arrivées en fin d'année, un prud'homme débouté, un appel gagné...A suivre. A vif finit cette année avec plus de 200 adhérents. Faisons ENSEMBLE d'être encore plus nombreux!!! La nouvelle cotisation pour 2002 sera envoyée 2eme quinzaine de Février. Une Assemblée générale aura lieu courant février mars pour le renouvellement du bureau dans le sud-est. URGENT: MERCI DE NOUS FAIRE REMONTER VOS ATTESTATIONS AU PLUS VITE, AINSI QU'UNE COPIE DE VOTRE CARTE D'IDENTITE. Cadeau: fruit de nos premières trouvailles. Vous pourrez l'analyser comme vous le souhaitez. Il est également en fichier joint pour ceux qui peuvent et veulent le télécharger. Faîtes nous remonter votre analyse.... CHRONOLOGIE DES FAITS Annonce d'une O.P.E. du groupe AXA sur UAP (fusion) en novembre 1996. Lors des réunions d'information qui ont précédé cette absorption il a été assuré aux représentants des salariés que ce rapprochement n'entraînerait aucune réduction de l'effectif. Sur le journal LA TRIBUNE du 13 mars 1997, monsieur BEBEAR étant alors primé « Stratège de l'année 1996 »déclarait « Le marché de l'assurance est un marché porteur; il n'y aura pas de sureffectifs ». Puis à la question suivante « Vous vous êtes engagé â ne pas faire de licenciements collectifs dans le cadre de la fusion avec l'UAP. Comment allez-vous vous y prendre ? ». Réponse: « Nous allons notamment améliorer les techniques assurantïelles (la souscription des risques et la réassurance) et le système informatique. En ce qui concerne les questions sociales, on peut, s'il y a sureffectif à un moment donné, s'orienter vers deux directions: le développement de nouvelles activités et l'utilisation du temps choisi». « Le champ de ruines de I'UAP 2 mois après la « mégafusion » avec AXA. » LE CANARD ENCHAINE du 05 Février 1997 Le 11 juin 1998, invité au Sénat, monsieur Claude TENDIL, Directeur Général d'AXA déclarait que la qualité du dialogue, et particulièrement du dialogue avec les partenaires sociaux, a permis à la fusion d'intervenir dans des conditions harmonieuses sur le plan social. Monsieur Claude TENDIL précise qu'un accord de méthode a été signé le 18 mars 1997 avec huit organisations syndicales. Cet accord a permis de créer un groupe de concertation dont l'objectif était de créer un lieu d'échange entre responsables opérationnels et organisations syndicales sur l'organisation future du groupe. Monsieur Claude TENDIL a donc pu se féliciter de ce qu'à l'heure actuelle, toutes les sociétés aient été mises en place et que tous les salariés y aient été affectés. Il a indiqué que le groupe a dû faire une pause dans sa politique de recrutement, du fait de la fusion, après qu'AXA seul a vu augmenter de 6% en 1996 le nombre de ses salariés titulaires d'un contrat à durée indéterminée. A cet égard, monsieur Claude TENDIL a, également précisé qu'aucun licenciement collectif n 'était intervenu lors de la fusion, conformément A l'engagement de la Direction Générale du groupe. Le 16 novembre 1998, le Sénat déclarait lors d'une séance intitulée « Assurons l'avenir de l'assurance » «Les réseaux de salariés restent debout. Mais leur résistance est fragile. Avant d'être relancés comme riposte de l'assurance à la bancassurance par le concept d'assurfïnance ( dans le cadre des AGF notamment ), les réseaux de vente debout sont un héritage de ce qui était avant-guerre le canal de distribution des produits de la branche dite « d'assurance populaire ». Les forces de ventes salariées, y compris les mutuelles d'assurances, représentaient en 1994 le second réseau de distribution de l'assurance-vie en France, avec 14,4% de la part de marché, résultat obtenu par 22000 salariés. En terme d'assurance-vie, ils représentent, pour les compagnies traditionnelles, le réseau de vente le plus efficace. Relancés par certaines compagnies comme un moyen de résister à la bancassurance, ces réseaux n'ont pas atteint leur objectif puisqu'ils ont cédé 9 points en part de marché aux bancassurances entre 1988 et 1994. Les salariés sont en général rémunérés à partir d'un fixe salarial auquel s'ajoutent des commissions d'acquisitions, de stabilisation du portefeuille et, éventuellement, des primes de productivité. L'un des principaux problèmes posés par ce mode de distribution est l'instabilité des personnels. Les exigences accrues des clients se traduisent par un acte de vente plus intelligent, plus technologique ( besoin d'ordinateurs portables ), plus comparatif. C'est sur la capacité à répondre à une attente des clientèles qu'ils sont censés mieux connaître que les banques et sur la valeur ajoutée de l'offre que se déterminera l'avenir des réseaux de ventes salariés dans l'assurance traditionnelle, en particulier vis-à-vis des banques auxquelles les compagnies essayent d'échapper par celle stratégie. Les réseaux de certaines compagnies, comme l'ancien réseau de l'UAP et du GAN paraissent particulièrement menacés. » Courant 1999, les premiers courriers des salariés sont arrivés au Ministère de l'Emploi et de la Solidarité. Madame Martine AUBRY était alors Ministre. Le 17 février 1999, monsieur Yves Cochet, alors député, déclarait lors d'une séance à l'Assemblée Nationale, présidée par monsieur Raymond FORNI, concernant l'avenir du secteur bancaire et financier: « Ma question principale est la suivante: Bercy ne poursuit-il pas patiemment la transformation du capitalisme français en capitalisme anglo-saxon ? » Puis: « L'évolution du système bancaire et financier français, dans ce contexte, présente de nombreux risques. Risques sociaux, tout d'abord. L'absorption d'UAP par AXA en 1996 s'est traduite par 3 000 suppressions d'emplois; aujourd'hui, des menaces pèsent sur des dizaines de milliers d'emplois dans les grandes banques. » Le 25 mars 1999, une motion signée par les délégués du personnel des syndicats CFDT, CFTC, CFE.CGC, CGT, F0, UDPA dénonce « l'évolution alarmante des procédures de licenciements de toutes natures et notamment aujourd'hui pour 6 agents salariés d'une même inspection soit près de 50% des effectifs agents de ladite inspection. Nous demandons à ce que la direction revoit sa position et considère que nous n'accepterons pas de telles mesures qui pourraient devenir une certaine forme de licenciement collectif. Nous serions alors contraints de faire valoir légitimement notre droit d'alerte. » Le 24 juin 1999, une autre motion signée par les délégués du personnel des syndicats CFDT. CFTC, CFE.CGC, CGT, F0, UDPA constate que « malgré la motion du 25 mars 1999, signée par toutes les organisations syndicales, dénonçant l'évolution alarmante des licenciements dans le réseau, les procédures de licenciements s'accroissent dans des proportions telles, qu'il s'agit en fait d'un plan social déguisé. » « AXA-UAP.