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Sujet :  Re: [harcelement_professionnel] AXA-UAP

Date :            10/01/01 01:16:52 Paris, Madrid

From:            cat_mist@club-internet.fr (Mr & Mme Mistouflet)

Reply-to:            harcelement_professionnel@egroups.fr

To:            harcelement_professionnel@egroups.fr

Sur le rachat d'UAP par AXA, je peux témoigner en tant que médecin du

travail d'un réseau local, et ce que je dis est confirmé par tous les autres

médecins du département.

Il y a 1 an environ nous nous étions alarmés de constater que les anciens

commerciaux d'UAP repris par AXA , qui jusque-là étaient sereins et en

forme, étaient tellement stressés par les exigences et méthodes des nouveaux

dirigeants qu'ils étaient au bord de la dépression due aux conditions de

travail et de management. On les poussait à la démission, le but caché étant

de réduire de plus de moitié l'ancien réseau pour le "rentabiliser" encore

plus. Nous avions décidé de faire une enquête sur le stress et la santé

mentale de ces personnes pour pouvoir démontrer la nocivité de ce

management.

Nous avons été pris de vitesse car en trois mois les 2/3 des anciens étaient

partis, écoeurés, et en avril-mai 2000, le réseau était réduit à quelques

unités!

J'ai eu confirmation ce jour même de la technique de surpression employée

pour que les gens démissionnent, comme a déclaré un responsable régional:

"il n'y aura pas de licenciements..."évidemment, on pousse les gens dehors

en les harcelant à bout.

Les quelques-uns qui ont résisté se sentent un peu moins stressés depuis

peu, le dégraissage étant obtenu à moindres frais...et avec profit maximum!

Donc si les prudhommes estiment que c'est un plan social déguisé, c'est VRAI

et nous pouvons le confirmer tant les déclarations des salariés sont

concordantes.

Heureusement, ils ont l'air de se défendre, j'espère qu'ils ne lacheront pas

devant les avocats d'AXA.

FM

----- Message d'origine -----

De : "Luis Gonzalez-Mestres" <luisgm@free.fr>

À : <harcelement_professionnel@egroups.fr>; <controle_omc@club.voila.fr>

Envoyé : mardi 9 janvier 2001 04:19

Objet : [harcelement_professionnel] AXA-UAP

> http://www.lemonde.fr/article/0,2320,101609,00.html

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Le Monde Interactif

       retour

Réforme du réseau commercial « S » : Axa Conseil n'assure pas

Deux cents dossiers auraient été déposés devant les conseils des prud'hommes

Mis à jour le lundi 2 octobre 2000

M anquements graves imputables à l'employeur », a estimé le conseil des

prud'hommes, qui a prononcé la « résiliation judiciaire » du contrat de

travail d'un salarié d'Axa Conseil « aux torts de l'employeur ». Ce dernier

a été condamné à verser à son ancien commercial plus de 1 million de francs.

Ce jugement n'est pas un cas isolé. A Saint-Malo, à Coutances, à

Montpellier, etc., des affaires similaires ont été jugées dans le même sens,

où il est question de « licenciement abusif », de « comportement

manifestement déloyal » de l'employeur... Toutes ces procédures sont liées à

une réforme interne engagée en 1998 par Axa et touchant les commerciaux

salariés du réseau « S » (ex-UAP), dans la foulée de la fusion des deux

sociétés.

Selon FO, premier syndicat d'Axa Conseil et opposant à cette réforme, sur 23

jugements dont il a eu connaissance, 21 ont condamné l'employeur. La

direction affirme en revanche que sur 54 jugements rendus, elle en a perdu

25, pour lesquels elle a fait appel. Au total, deux cents dossiers auraient

été déposés devant les conseils des prud'hommes.

En 1998, CFDT, CGT, CGC et CFTC signent avec la direction un accord

modifiant profondément les conditions de travail des personnels commerciaux

salariés pour la plupart issus de l'UAP. En particulier, la partie fixe de

la rémunération est supprimée et le mode de calcul des commissions est

changé. «  C'était la seule solution pour sauver le réseau », justifie la

CFDT.

« Le but était d'arriver à des niveaux de rémunération comparables à la

situation antérieure », assure Alain Roubin, directeur général du réseau S.

Selon la direction, 95 % des salariés ont accepté de signer un nouveau

contrat de travail.

Dans les faits, constate Alain Roubin, les rémunérations de ceux qu'on

appelle les « optants » ont été « préservées et ont même évolué

positivement ». Ce n'est pas l'avis de FO, non signataire de l'accord, tout

comme les indépendants de l'Union des personnels d'Axa (UDPA). « Cette

réforme a entériné 30 % à 50 % de pertes de rémunérations parce que les

commissions ont été réduites », dénonce Jean-Claude Stefanini, délégué

syndical central FO. Mais alors pourquoi 95 % du personnel ont-ils signé si

les nouvelles conditions sont si mauvaises ? « A cause des pressions, des

menaces qui ont été faites », accuse le délégué.

Alain Roubin admet que s'il y a eu « ici ou là quelques excès verbaux, cela

ne dépasse pas le stade de l'anecdote. » Tout comme, sans doute, ce message

électronique « très confidentiel » émis par un responsable régional à ses

inspecteurs départementaux. « Je vous encourage vivement, écrit-il, à mettre

tout en oeuvre pour faire opter [pour le nouveau contrat] vos collaborateurs

dans les délais les plus brefs ». Un autre message indiquait que « si une

personne n'opte pas, elle est dans une situation de défiance vis-à-vis »

d'Axa. Pour Alain Roubin, il ne s'agit que d'un « dérapage ».

En réalité, selon cette salariée « non optante », si beaucoup de collègues

ont signé, c'est «  parce qu'on réfléchit à deux fois quand on a une

famille, des crédits ».

L'accord avait pourtant prévu que les « non-optants » pourraient continuer à

travailler dans les mêmes conditions qu'avant. Mais pour certains, cela ne

semble pas avoir été le cas. « Quand Axa sortait des nouveaux produits, les

non-optants n'avaient pas le droit de les vendre ; on nous écartait des

réunions d'information, de formation... »

Certains conseils de prud'hommes ont d'ailleurs estimé qu'il y avait là

 discrimination ». Une vision que la direction rejette. « Quand on est non

optant, on choisit de rester en dehors de l'équipe, on n'est donc pas

convoqué aux réunions d'équipe, indique Alain Roubin. Mais pour le reste,

 la discrimination n'existe pas ».

Entre fin 1997 et fin 1999, l'effectif du réseau S est passé de 3 735

salariés à 2 602. La direction estime que cette décrue est due à un

turn-over habituel combiné à une « politique de recrutement plus

sélective ». Pour FO, il s'agit d'un « plan social déguisé ».

Francine Aizicovici

Le Monde daté du mardi 3 octobre 2000

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