avif.pyxel.info

CHRONOLOGIE DES FAITS

 

 

Annonce d’une O.P.E. du groupe AXA sur UAP (fusion) en novembre 1996. Lors des réunions d’information qui ont précédé cette absorption il a été assuré aux représentants des salariés que ce rapprochement n’entraînerait aucune réduction de l’effectif.

 

« Grève à durée indéterminée des commerciaux salariés de l’UAP. »                                                     La TRIBUNE du 21 Novembre 1996

 

Sur le journal LA TRIBUNE du 13 mars 1997, monsieur BEBEAR étant alors primé « Stratège de l’année 1996 »déclarait « Le marché de l’assurance est un marché porteur; il n’y aura pas de sureffectifs ». Puis à la question suivante « Vous vous êtes engagé â ne pas faire de licenciements collectifs dans le cadre de la fusion avec l’UAP. Comment allez-vous vous y prendre ? ». Réponse:   « Nous allons notamment améliorer les techniques assurantïelles (la souscription des risques et la réassurance) et le système informatique. En ce qui concerne les questions sociales, on peut, s’il y a sureffectif à un moment donné, s’orienter vers deux directions: le développement de nouvelles activités et l’utilisation du temps choisi».

 

 

« Le champ de ruines de I’UAP 2 mois après la « mégafusion » avec AXA. »

LE CANARD ENCHAINE du 05 Février 1997

 

« REORGANISATION – L’inquiétude gagne du terrain parmi les salariés de l’UAP. »

La TRIBUNE du 20 Juin 1997

 

« Manifestation de salariés d’AXA-UAP pour un statut unique. »

La TRIBUNE du 22 Septembre 1997

 

« AXA-UAP : personnel en baisse dans les réseaux commerciaux.»

LES ECHOS du 22 Octobre 1997

 

« Fusion – Rassemblement des salariés d’AXA à Paris et Toulouse. »

La TRIBUNE du 01 Avril 1998

 

« Conflit social chez AXA Assistance. »

La TRIBUNE du 06 Mai 1998

 

 

Le 11 juin 1998, invité au Sénat, monsieur Claude TENDIL, Directeur Général d’AXA déclarait que la qualité du dialogue, et particulièrement du dialogue avec les partenaires sociaux, a permis à la fusion d’intervenir dans des conditions harmonieuses sur le plan social. Monsieur Claude TENDIL précise qu’un accord de méthode a été signé le 18 mars 1997 avec huit organisations syndicales. Cet accord a permis de créer un groupe de concertation dont l’objectif était de créer un lieu d’échange entre responsables opérationnels et organisations syndicales sur l’organisation future du groupe. Monsieur Claude TENDIL a donc pu se féliciter de ce qu’à l’heure actuelle, toutes les sociétés aient été mises en place et que tous les salariés y aient été affectés.

Il a indiqué que le groupe a dû faire une pause dans sa politique de recrutement, du fait de la fusion, après qu’AXA seul a vu augmenter de 6% en 1996 le nombre de ses salariés titulaires d’un contrat à durée indéterminée. A cet égard, monsieur Claude TENDIL a, également précisé qu’aucun licenciement collectif n ‘était intervenu lors de la fusion, conformément A l’engagement de la Direction Générale du groupe.

 

 

 

 

Le 16 novembre 1998, le Sénat déclarait lors d’une séance intitulée « Assurons l’avenir de l’assurance »

«Les réseaux de salariés restent debout…

 

Mais leur résistance est fragile. Avant d’être relancés comme riposte de l’assurance à la bancassurance par le concept d’assurfïnance ( dans le cadre des AGF notamment ), les réseaux de vente debout sont un héritage de ce qui était avant-guerre le canal de distribution des produits de la branche dite «  d’assurance populaire ».

 

Les forces de ventes salariées, y compris les mutuelles d’assurances, représentaient en 1994 le second réseau de distribution de l’assurance-vie en France, avec 14,4% de la part de marché, résultat obtenu par 22000 salariés. En terme d’assurance-vie, ils représentent, pour les compagnies traditionnelles, le réseau de vente le plus efficace.

 

 

 

Relancés par certaines compagnies comme un moyen de résister à la bancassurance, ces réseaux n’ont pas atteint leur objectif puisqu’ils ont cédé 9 points en part de marché aux bancassurances entre 1988 et 1994.

 

Les salariés sont en général rémunérés à partir d’un fixe salarial auquel s’ajoutent des commissions d’acquisitions, de stabilisation du portefeuille et, éventuellement, des primes de productivité. L’un des principaux problèmes posés par ce mode de distribution est l’instabilité des personnels.

 

Les exigences accrues des clients se traduisent par un acte de vente plus intelligent, plus technologique ( besoin d’ordinateurs portables ), plus comparatif.

 

C’est sur la capacité à répondre à une attente des clientèles qu’ils sont censés mieux connaître que les banques et sur la valeur ajoutée de l’offre que se déterminera l’avenir des réseaux de ventes salariés dans l’assurance traditionnelle, en particulier vis-à-vis des banques auxquelles les compagnies essayent d’échapper par celle stratégie.

 

Les réseaux de certaines compagnies, comme l’ancien réseau de l‘UAP et du GAN paraissent particulièrement menacés. »

 

 

Courant 1999, les premiers courriers des salariés sont arrivés au Ministère de l’Emploi et de la Solidarité. Madame Martine AUBRY était alors Ministre.

 

 

Le 17 février 1999, monsieur Yves Cochet, alors député, déclarait lors d’une séance à l’Assemblée Nationale, présidée par monsieur Raymond FORNI, concernant l’avenir du secteur bancaire et financier: « Ma question principale est la suivante: Bercy ne poursuit-il pas patiemment la transformation du capitalisme français en capitalisme anglo-saxon ? » Puis: « L’évolution du système bancaire et financier français, dans ce contexte, présente de nombreux risques. Risques sociaux, tout d’abord. L’absorption d’UAP par AXA en 1996 s’est traduite par 3 000 suppressions d’emplois; aujourd’hui, des menaces pèsent sur des dizaines de milliers d’emplois dans les grandes banques. »

 

« FILIALES – AXA annonce la suppression de 700 postes en Belgique. »

La TRIBUNE du 01 Mars 1999

 

Le 25 mars 1999, une motion signée par les délégués du personnel des syndicats CFDT, CFTC, CFE.CGC, CGT, F0, UDPA dénonce « l’évolution alarmante des procédures de licenciements de toutes natures et notamment aujourd’hui pour 6 agents salariés d’une même inspection soit près de 50% des effectifs agents de ladite inspection. Nous demandons à ce que la direction revoit sa position et considère que nous n’accepterons pas de telles mesures qui pourraient devenir une certaine forme de licenciement collectif. Nous serions alors contraints de faire valoir légitimement notre droit d’alerte. »

 

 

Le 24 juin 1999, une autre motion signée par les délégués du personnel des syndicats CFDT. CFTC, CFE.CGC, CGT, F0, UDPA constate que « malgré la motion du 25 mars 1999, signée par toutes les organisations syndicales, dénonçant l’évolution alarmante des licenciements dans le réseau, les procédures de licenciements s’accroissent dans des proportions telles, qu’il s’agit en fait d’un plan social déguisé. »

 

 

« AXA rattrapé aux Prud’hommes sur le Réseau S de l’ex UAP.

LA TRIBUNE du 07 Octobre 1999

 

« AXA-UAP, Une fusion réussie., mais pour qui? »

CAPITAL Janvier 2000

 

« AXA-UAP : la face cachée de la fusion. »

MARIANNE 24 Janvier 2000

 

« Les ex-agents d’AXA demandent justice.

Assurance: la fusion AXA-UAP devant les Prud’hommes d’Epinal »

LA LIBERTE DE L’EST du 02 Mars 2000

 

« Dépressions nerveuses après le rachat d’UAP. »

L’EST REPUBLICAIN du 02 Mars 2000

 

Prud’hommes: AXA poursuivi par d’anciens commerciaux de l’UAP.»

LA TRIBUNE du 03 Mars 2000

 

« Des conseillers commerciaux licenciés abusivement - Comment AXA maltraite son personnel. »

L’HUMANITE du 23 MARS 2000

 

« Remous dans le réseau après la fusion AXA-UAP. »

L’EST ECLAIR du 23 Juin 2000

 

« Licenciement AXA Conseil condamné à payer des indemnités. »

L’ARGUS DE L’ASSURANCE du 28 Juillet 2000

 

« Nouveaux contrats de travail: la société AXA accusée de discrimination. »

LE TELEGRAMME DE BREST du 06 Septembre 2000

 

 

A l’automne 2000 le PDG d’AXA, monsieur Henri de CASTRIES, a déclaré que « les réseaux salariés de l’ex UAP étaient obsolètes, sources de problèmes et indésirables comme mode de distribution chez AXA

 

 

« Réforme du réseau commercial « S » AXA Conseil n’assure pas.. »

LE MONDE du 03 Octobre 2000

 

« Quatre ans après la fusion AXA-UAP, des salariés d’AXA-UAP de l’Yonne aux Prud’hommes. »

L’YONNE REPUBLICAINE du 17 Octobre 2000

 

« AXA Conseil: Manifestation et appel à la grève. »

LES ECHOS du 22 Novembre 2000

 

« Les réseaux commerciaux expriment leurs incertitudes. »

LA TRIBUNE du 22 Novembre 2000

 

« AXA ou les pitbulls du management. »

L’HUMANITE du 23 Novembre 2000

 

 

Courant 2000 et 2001 d’autres courriers ont suivi aux différents élus dont madame GUIGOU, l’actuelle Ministre de l’Emploi et de la Solidarité, ainsi qu’à madame LEBRANCHU, Ministre de la Justice et monsieur JOSPIN, Premier Ministre. Sans réponse.

 

 

« AXA s’attelle à la modernisation de ses réseaux de distribution. »

LA TRIBUNE du 04 Janvier 2001

 

« La face cachée des démissions, »

LE DAUPHINE LIBERE Février 2001

 

« Les déboires d’AXA Conseil dans la réforme du réseau « S »,

L’ARGUS DE L’ASSURANCE du 23 Février 2001

 

 

Le 23 Février 2001, création de l’AVIF (Association des VIctimes de la Fusion)

 

 

« Deux assureurs réclament 1. 5MF à leur employeur »

L’EST REPUBLICAIN du 31 MARS 2001

 

« Licenciements abusifs : AXA condamné à verser 890 000fr»

L’EST REPUBLICAIN du 28 Avril 2001

 

 

Lors d’un communiqué de presse datant du 21 mai 2001, titré « Plans de restructuration En finir avec l’hypocrisie », les Verts y indiquaient « Aucun critère de compétitivité ne peut être acceptable. Seules les difficultés économiques dûment vérifiées par des expertises contradictoires peuvent justifier des licenciements économiques. Les fraudes aux plans sociaux doivent être démasquées ». Et par conséquent, ils proposèrent un amendement, qui ne fut pas voté, concernant le Projet de Loi de Modernisation Sociale.

 

AMENDEMENT

 

Présenté par Mme Marie-HéIéne Aubert, MM. André Aschieri, Yves Cochet,

Noèl Mamére, Jean Michel Marchand

 

ARTICLE ADDITIONNEL ( avant article 33 )

 

A l’article L.321-1-3 du code du travail est ajouté un alinéa rédigé comme suit:

« Lorsque, après une fusion d’entreprise, sans faire appel aux motifs énoncés A l’article L.321-1, l’employeur réalise des suppressions d’emplois en nombre supérieur à 10% de l’effectif ou lorsque des cas de pression au départ simultanément sont dûment constatées par l’inspection du travail ou par le juge, tous les licenciements imputables au même motif sont soumis aux dispositions applicables en cas de licenciement collectif pour motif économique »

 

EXPOSE DES MOTIFS

 

Lorsqu’une fusion d’entreprises est annoncée, les entreprises n’ont pas intérêt à annoncer un plan social simultanément. Mais des suppressions d’emplois en nombre peuvent en découler, souvent après pressions ou harcèlement. L’objet de cet amendement est de permettre la qualification de licenciement économique à posteriori lorsqu’il y a fraude au plan social.

 

 

« Ce nouveau texte facilitera les choses. »

LE PARISIEN du 25 Mai 2001

 

« Les agents d’assurance AXA obtiennent gain de cause. »

L’EST ECLAIR du 13 Juin 2001

 

 

« AXA condamné aux Prud’hommes. »

LIBERATION CHAMPAGNE du 06 Juin 2001

 

« L’amicale AVIF veut aider les salariés AXA. »

L’YONNE REPUBLICAINE du 15 Juin 2001

 

 

Le 19 Juin 2001, CANAL +, dans son émission « 90 MN », consacre 7 minutes à l’amicale AVIF.

 

 

« AXA Conseil épinglé sur CANAL + .»

L’ARGUS DE L’ASSURANCE du 29 Juin 2001

 

« 3 ans après AXA Conseil met les anciens UAP sous pression.

La réforme d’un réseau commercial »

ENTREPRISE&CARRIERES du 17 Juillet 2001

 

« Du rififi chez AXA. »

LE DAUPHINE LIBERE du 19 Juillet 2001

 

« Après les fusions, les salariés trinquent. »

FRANCE-SOIR du 21 Juillet 2001

 

 

 

Des enquêtes qui n’arrêtent pas d’être en cours, le sont pourtant depuis notre saisie depuis juin 2001, à la Direction Départementale du Travail auprès de Madame BEZIEL, inspectrice du travail responsable d’AXA 83, rue TAITBOUT à Paris, et de madame CHERUBINI, Directrice des InterventIons en Entreprise 109. rue MONTMARTRE à Paris. Une autre enquête est également en cours depuis septembre 2001 auprès de Monsieur Vincent THOUVENIN, Conseiller Technique aux Plans, 127, rue de GRENELLE à Paris, puis madame GIRAUD et madame VANNIER auprès de la D.R.T. Sans réponse à ce jour.

 

 

« Pour combattre la crise, l’assureur AXA use de méthodes peu rassurantes

.En poussant 5000 salariés à la démission en cinq ans, le groupe a économisé près de 3 milliards. »

LE CANARD ENCHAINE du 21 Novembre 2001

 

« Nerfs « AVIF » »

L’EST REPUBLICAIN du 27 Novembre 2001

 

 

Force est de constater à fin 2000:

     Plus de 4800 emplois supprimés dont:

         Plus de 2100 licenciements,

         Plus de 1800 démissions.

     Plus de 800 procédures prud’homales engagées depuis 1998.

 

 

AVIF compte à ce jour plus de 200 adhérents.