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A.V.I.F.

(L'Amicale des VIctimes de la Fusion - Loi 1901) est née de la prise de conscience des graves dysfonctionnements qui ont suivi la fusion AXA-UAP. Un des objectifs essentiels de l'AVIF est de collecter l'information afin de la diffuser à ses adhérents, victimes des effets de la fusion..
En effet, depuis 1997, on recense :
       * Près de 5100 départs dont 2100 licenciements, 1800 démissions, soit plus de 3300 emplois perdus,
       * Une recrudescence anormale d'handicapés, d'arrêts de travail, d'inaptitudes et de préretraites...
L'amicale recenserait près de 1000 procédures prud'homales depuis la fusion et possède à ce jour près de 280 jugements dont près de 200 gagnés. Notre amicale est aujourd'hui présente sur tout le territoire français avec plus de 200 adhérents dont certains de Guadeloupe, de Tahiti et de Nouvelle-Calédonie. Elle a bénéficié d'une participation à différentes émissions de radio et de télévision :
       * D'un passage sur RMC, lors d'une émission sur le harcèlement moral,
       * D'un premier reportage sur Canal + en juin 2001 sur les conséquences de la fusion AXA/UAP,
       * D'une émission  sur TF1 en octobre 2001 sur l'utilisation du harcèlement comme méthode de management,
       * D'un reportage dans le Journal Télévisé de 20H de France 2 du lundi 04 Mars 2002,
       * D'un documentaire sur France 5 ayant pour sujet le *harcèlement * le lundi 20 Janvier 2003,
       * Cette fusion a été relatée par différents articles de presse à savoir : Le Dauphiné Libéré par 2 fois, France-Soir, Le Parisien par 2 fois, Entreprise & Carrières,  L'Argus de l'Assurance par 4 fois, L'Est Républicain par 5 fois, L'Yonne Républicaine par 2 fois, Charlie Hebdo, Télérama, Ouest-France, Sud-Ouest, La Tribune de Genève, La Liberté de l'Est, L'Est Eclair, Libération Champagne,  Le Télégramme de Brest, Management par 2 fois, Le Point, Le Monde par 2 fois, Marianne par 2 fois, Lutte Ouvrière, L'Humanité par 2 fois, Le Vrai Journal, Les Echos par 2 fois, Le Canard Enchaeacute;, Le Monde Initiatives par 3 fois, Le Monde Diplomatique, Le Nouvel Observateur, Infos CE, Usine Nouvelle, Politis,.et cela continue au rythme de un à deux articles par mois. Plusieurs sont en cours.
       * Mais aussi, 3 questions écrites posées à l'Assemblée Nationale dont une dernière, très récente, datant d'avril 2003.
       * Décembre 2002, élaboration par l'Université Européenne du Travail d'une enquête intitulée
       * Restructurations et Responsabilité Sociale en Europe - ASSOCIATIONS DE SALARIES CONFRONTES AUX RESTRUCTURATIONS, une innovation sociale majeure ?
       * Enquête coordonnée par C.E. TRIOMPHE et A. PACCOU et l'AVIF se trouve au centre de ce rapport.

L'amicale AVIF est ouverte à tout salarié commercial, cadre comme non cadre, tout administratif et tout agent mandataire d'AXA-UAP et bien-s*r tout membre bienfaiteur. ===================================================================================
COMMUNIQUE AVIF
 
FRAUDE AU PLAN SOCIAL DANS LE CADRE DE LA FUSION AXA / UAP
PLUS DE 5100 SALARIES SACRIFIES !
 
QUI VA LES AIDER ?
 
Les "ex-UAP", premiers visés par la gigantesque restructuration en cours sont révoltés. Ils viennent de créer l'Amicale des VIctimes de la Fusion (AVIF)

Le groupe AXA a absorbé l'UAP en novembre 1996. Lors des réunions d'information qui ont précédé cette absorption il a été assuré aux représentants des salariés que ce rapprochement n'entrarait aucune réduction d'effectif.
A l'automne 2000 le PDG d'AXA a déclaré que "les réseaux salariés de l'ex UAP étaient obsolètes, sources de problèmes et indésirables comme mode de distribution chez AXA".
La formule avait le mérite de la clarté et l'homme avait d'ailleurs déjà très largement commencé à tirer les conséquences de son analyse en se défaisant "des réseaux salariés indésirables". Aujourd'hui, 5 ans après la fusion, la méthode se poursuit mais le constat est déjà terrifiant ; AXA a provoqué le départ de plus de 5100 salariés sans même envisager de mettre en *uvre les règles protectrices applicables en cas de licenciement pour motif économique collectif , un plan social déguisé.
Quelques chiffres pour illustrer :
Plus de 5100 emplois supprimés à fin 2001 dont :
       * Plus de 2100 licenciements,
       * Plus de 1800 démissions.
Il y aurait près de 1000 procédures prud*homales !!!
Il n'est pas imaginable qu'AXA agisse sans savoir ; la puissance du groupe est énorme, elle lui permet de s'offrir les conseils des meilleurs cabinets de conseil en stratégie d'entreprises et de grands cabinets d'avocats spécialisés. Comment se fait-il alors qu*après avoir annoncé * Le marché de l*assurance est un marché porteur ; il n*y aura pas de sureffectifs * ( Source LA TRIBUNE du 13.03.97, Monsieur BEBEAR étant alors primé * Stratège de l*année 1996 ) et qu*à la question suivante * Vous vous êtes engagé à ne pas faire de licenciements collectifs dans le cadre de la fusion avec l'UAP. Comment allez-vous vous y prendre ? *. Réponse : * Nous allons notamment améliorer les techniques assurantielles (la souscription des risques et la réassurance ) et le système informatique. En ce qui concerne les questions sociales, on peut, s*il y a sureffectif à un moment donné, s*orienter vers deux directions : le développement de nouvelles activités et l*utilisation du temps choisi *. Effectivement, les promesses n*engagent que ceux qui les croient, en l*occurrence les ex salariés de l*UAP, sinon comment justifier le départ de plus de 5100 salariés ?
" En procédant ainsi AXA a menti aux salariés du groupe qu'elle absorbait. Pourquoi ?
Les buts poursuivis étaient multiples :
       * Si AXA avait joué le jeu de la transparence et indiqué le nombre de licenciements envisagés les règles de consultation du personnel auraient été beaucoup plus contraignantes pour l'employeur et protectrices pour les salariés ;
       * Si ces règles avaient été respectées les représentants du personnel auraient eu accès à des informations dont ils sont actuellement privés. En effet, ils auraient eu la possibilité de se faire assister d'experts aux frais de leur employeur ;
        * les experts désignés par les Comités d'Entreprises auraient constaté qu'aucune difficulté économique ne justifiait le moindre licenciement et encore moins un plan social.
        * de telles conclusions transmises au personnel étaient de nature à provoquer un fort mouvement social dans la mesure o* aucun salarié ne pouvait savoir s'il ferait partie ou non de "la charrette" à venir ;
        * En empêchant les salariés d'être régulièrement informés AXA a fait d'importantes économies : celle d'un mouvement social grave, celle de la médiatisation négative connue par d'autres groupes internationaux tels que Michelin, AOM, Moulinex, Danone ou Mark & Spencer. Elle a surtout fait l'économie d'un plan social qui, au vu du nombre de licenciements intervenus s'imposait et lui faisait obligation de rechercher des solutions de reclassement pour tous les salariés concernés.
        * Cette dernière économie qui se mesure en dizaines de millions de francs, permettait également de préserver le cours de l'action AXA tout en lui préparant des lendemains qui chantent. De quoi conforter largement la place des dirigeants sur leurs fauteuils dorés et leur permettre d'optimiser les plus values à venir sur leurs stock options. Bel exemple de solidarité*

Pour toutes ces raisons, et peut-être pour d'autres tout aussi peu avouables, AXA et ses dirigeants ont froidement choisi une stratégie particulièrement difficile à entraver qui consiste à procéder sans cesse à des éliminations individuelles. Cette stratégie est poursuivie de façon continue depuis plusieurs années avec un cynisme proportionnel à l'envolée des bénéfices du groupe. Le résultat ? 5100 salariés éliminés en 5 ans et pas un seul licenciement collectif ! Et cela continue*Qui dit mieux ?
Sur le terrain qu'est ce que cela donne ? C'est un véritable carnage. Des salariés comptant plus de vingt ans d'ancienneté, n'ayant jamais fait l'objet du moindre reproche sont mis à pied et licenciés pour faute grave sur des motifs inventés par des supérieurs hiérarchiques dont on peut légitimement se demander s'ils n'ont pas bénéficié de "primes à l'abattage".
" Qu'en est-il de la dignité des victimes ? des conséquences sur leur pouvoir d'achat, leur vie personnelle et familiale, leur future retraite ? Même si ce sont autant de catastrophes ce n'est pas le problème d'AXA qui s'en désintéresse totalement ;
" Qu'en est-il des conséquences pécuniaires pour la collectivité ? L*ASSEDIC paient des indemnités à des personnes qui auraient du conserver leur emploi, la sécurité sociale paie des indemnités aux invalides et à ceux qui sont en arrêt de travail pour cause de maladie mais ce n'est pas grave* puisque cela ne co*te rien à AXA.
Qu'en est-il pour AXA ? Tout va bien merci. Plutôt que de gérer le problème en amont comme elle aurait dû le faire AXA envoie ses avocats plaider contre les salariés qui ont eu la force et le courage de lui intenter un procès. Elle perd mais fait systématiquement appel pour étaler dans le temps le paiement d'indemnités qu'elle aurait d* payer en une seule fois si elle avait annoncé la restructuration qu'elle préparait lorsqu'elle devait le faire.
L'immobilisme des pouvoirs publics est tel que l'on peut se demander s'ils sont dupes de la man*uvre d'AXA. Pour que cela cesse, l'Amicale des VIctimes de la Fusions (AVIF) a été constituée par d'anciens salariés du groupe UAP.
Pour défendre ou retrouver leur dignité, pour leurs familles, pour faire sanctionner les méthodes du groupe et éviter que d'autres ne s'en inspirent, un nombre croissant de salariés adhèrent à cette amicale qui, malgré son jeune ⧥ compte déjà plus de 200 adhérents, pour la plupart anciens de l'UAP, qui ont été licenciés alors qu'ils comptaient en moyenne une ancienneté supérieure à 15 années au service de leur employeur.
Son objectif principal est de venir en aide aux victimes du cynisme d'AXA d'une part en les aidant dans leurs démarches individuelles mais aussi en centralisant toutes les informations possibles de façon à dénoncer aux pouvoirs publics ce qu'ils auraient d* voir depuis bien longtemps. Peut-être que cela les incitera à réagir.
Pour mémoire, AXA affichait un bénéfice net de plus de 2 milliards d'euros en 1999 en progression de 32 % et pour l*an 2000, un bénéfice net de 3,9 milliards d*euros soit plus 93,2% ( hors opérations exceptionnelles, il est de 2,54 milliards d'euros soit plus 24,2% ).